Charlotte a 17 ans.

Réalisé par Sophie Lorain, sorti le 12 juin 2019.

Tout commence avec un flyers à la sortie du film Dark-Phoénix (pas fou au passage) et le podcast Mansplaining (qui lui est très bien) où Thomas Messias s’étend sur ce film pour parler du slut-shaming. Le slut-shaming est l’idée de « couvrir de honte » une femme considérée comme une salope, car elle n’a pas un comportement sexuel qui rentre dans les normes de la société.

C’est justement de cela dont parle ce film Québécois. Voici le résumé que vous pouvez trouver dans le dossier de presse, de la boite de distribution Les Valseurs :

« Après sa première rupture, Charlotte pense que sa vie est foutue… Foutue, jusqu’à ce qu’elle trouve un petit boulot dans un magasin de jouets, plein de vendeurs aussi charmants qu’accueillants. On y travaille un peu, on s’y amuse beaucoup. Charlotte se laisse prendre au jeu et enchaîne les histoires sans lendemain. Mais le qu’en-dira-t-on la rattrape. Un garçon qui collectionne les filles, c’est ok. Une fille… Et si on dépassait enfin tout ça ? Charlotte a un plan. »

Elle allait réaliser « la fiche parfaite », jusqu’à ce qu’on lui fasse remarquer le soir Halloween que si elle couche avec un autre de ses collègues, elle aurait fait le tour des jeunes hommes qui travaillent dans le magasin. Elle est mortifiée, et se juge elle-même, avant que n’importe qui d’autres filles comme garçons n’aient vraiment émis de jugement. Le mois de novembre arrive et les garçons décident de faire la Movember. Ils se laissent pousser la moustache pour récolter des fond pour sensibiliser sur les maladies masculines, comme le cancer de la prostate. Charlotte va choisir l’abstinence pour récolter des fonds pour les singes en voie d’extinction.

Je sais que la méthode de la grève du sexe fait débat, et cela donne aussi lieu à des discussions dans le film. Pour Charlotte, le but est de reprendre le contrôle sur sa sexualité, éviter qu’on la traite de « salope dans le mauvais sens du terme » et d’arrêter d’être dépendante affective comme elle dit.

Cela pose ainsi énormément de questions sur la manière dont la sexualité féminine est perçue dans les sociétés patriarcales. Comme le dit le résumé, un mec qui fait « la fiche parfaite » c’est bien vu, pourtant gare à la demoiselle qui ferait la même chose. Le film montre une certaine sororité entre les jeunes filles, notamment entre Charlotte, Aube et Mégane, qui sont amies d’enfance. Elles vont la suivre dans cette idée d’abstinence et embrigader les filles du magasins. Elles vont aussi prendre du recul sur leurs propos pour ne pas mettre à mal leurs amitiés. En effet, le film montre aussi le regard que des filles peuvent porter sur les personnes du même genre Certains garçons, avec qui elle a couché, étaient plus ou moins en couple avec d’autres filles du magasins qui le prenne très mal. Ces regards ne font qu’aggraver la situation et renforcer les stéréotypes masculins et féminins. Cela m’interroge aussi sur qu’est ce « qu’une salope dans le bon sens du terme », qui est d’ailleurs le titre du film en anglais. Je pense que le titre est ironique, mais en dehors de ce contexte, cela range pour moi, encore une fois les filles dans les cases de la bonne et mauvaise sexualité.

D’un autre côté, la réalisatrice Sophie Lorain a décidé de montrer des jeunes hommes qui cherchent à comprendre ces jeunes filles et prêt à essayer de se remettre en cause. Elle s’exprime dans le dossier de presse de la manière suivante :

« Entourer Charlotte de gars plus positifs déplaçait le combat. Ce n’est pas Charlotte VS les gars. C’est Charlotte VS la pression sociale qui demande aux filles d’être toujours parfaitement séduisantes mais sages, et de maintenir cet équilibre mystérieux et déconnecté. Il est là le combat. Les gars sont aussi victimes de pression sociale à un autre niveau. On ne voulait pas s’acharner sur eux. ».

Je trouve cette manière d’écrire bienvenue dans une société où les hommes doivent s’interroger sur les pressions qu’ils subissent aussi pour que la société puisse avancer et devenir égalitaire, notamment ici au niveau de la sexualité chez les adolescent.e.s. Je vous invite à lire l’interview du dossier qui amène d’autres sujets tous aussi intéressant.

La manière dont l’histoire est portée à l’écran, en dehors du scénario et des questions qu’il pose, très intéressante. Tout d’abord, le film est dans un très beau noir et blanc, qui pour moi va permettre de nous focaliser vraiment sur les personnages et non pas sur des détails du décors. La réalisatrice le dit elle-même :

« Tout le monde sait qu’une grande surface où l’on vend des jouets n’est qu’une orgie de couleurs primaires ce qui aurait eu pour eet de diluer la présence des trois filles dans l’environnement visuel et surtout de distraire le public du dialogue. C’est un film très verbeux et les dialogues de Catherine sont vrais, vifs et drôles. Je voulais que cette parole soit entendue. ».

Les scènes où Charlotte a des rapports sexuels sont assez furtives et pudiques. C’est le sujet du film, mais la réalisatrice n’en fait pas un spectacle. Enfin, et là cela relève plus du plan culturel et langagier, voir un film en québécois permet de se familiariser avec leur manière de parler et leurs expressions. De plus, le scénario amène beaucoup de références culturels, comme la chanson de « Carmen » chanter par Maria Callas. Aussi

Ainsi, je vous conseille vraiment d’aller voir ce film pour son sujet très important dans le contexte actuel où les combats féministes sont toujours présents. La scénariste confirme d’ailleurs que ce film est bien un film féministe. Si ce n’est pas des sujets qui vous touchent, l’aspect cinématographique mérite aussi le détour.

Crédit:

Les valseurs

Allociné

Youtube

Mes films de mai 2019

En vu de mon premier oral de concours de professeur des écoles, j’avais décidé de mettre en pose la critique d’article pendant deux semaines. C’est pour cela que les films, Nous finirons ensemble et Rocketman sont peu développés, mais si vous deviez n’en voir qu’un seul entre les deux, je vous conseille le biopic sur Elton John. Il en est de même pour le film sur Godzilla.

Godzilla

Réalisé par Michel Dougherty, sorti le 29 mai 2019.

  • Le réalisateur nous propose plusieurs combats de monstres bien réalisés, notamment au niveau des effets spéciaux. La musique et les thèmes de certains d’entre eux renforcent ces scènes de combats.
  • Les monstres, appelés aussi Titans, permettent aux personnages d’approfondir leurs connaissances mythologiques, ce qui nous donne une belle scène d’exploration sous-marine.
  • Pour ne rien envier aux autres blockbusters américains, le scénario nous livre une ode à la famille et aux sacrifices pour les siens, prenant parfois un peu trop de place. Cela empêche, de mon point de vue, de développer un peu plus les personnages des monstres-titans.

Sibyl

Réalisé par Justine Triet, sorti simultanément à Cannes et au cinéma le vendredi 24 mai 2019.

Entre le nouveau film de Pedro Almodovar et un film réalisé par une femme, j’ai décidé de jouer la carte de la sororité, et je ne suis pas trop déçu. La réalisatrice et Virginie Efira avait déjà tourné ensemble dans le film Victoria sorti en 2016. Pour ce film, elle fait aussi appel à Adèle Exarchopoulos et Gaspard Ulliel, pour ne citer qu’eux.

Voici le résumé de ce film trouvé sur le site du distributeur Le Pacte:

Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d’écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu’elle cherche l’inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l’acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu’elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s’accélère à une allure vertigineuse…

En effet, au fur et a mesure du film, Sibyl se perd dans des souvenirs douloureux qui vont influencer ses actions. Nous suivons donc tout au long du film, le travail qu’elle essaye de faire sur elle-même pour être plus sereine dans sa vie personnelle et professionnelle. Les personnages de Margot et Sibyl sont bien incarnés et bien mises en avant, ce qui rend la performance des acteurs masculins légèrement fade.

Heureusement, les autres femmes du film relèvent le niveau, notamment avec le rôle de la réalisatrice joué par Sandra Hüller. Elle incarne une femme de caractère qui fait tout pour mener à bien son projet de long-métrage. Je suis contente de voir à l’écran une femme qui dirige un plateau, chose qui est assez rare dans l’histoire du cinéma. La mise en abîme du tournage est bien retranscrite. Cela donne des scènes très belles visuellement, comme une scène dans un restaurant ou sur un bateau. Cela rajoute aussi encore plus d’ambiguïté au scénario et aux relations entre les personnages.

Le film comporte plusieurs scènes montrant des relations sexuelles à la fois pulsionnelle ou pour le film qui se tournent. Je les ai trouvé intéressantes, dans le sens où les mouvements semblent millimétrés comme une chorégraphie, et la femme est le plus souvent celle qui cherche l’ébat. Pour finir, j’ai apprécié ce film, car ils montrent des femmes fortes, qui même si elles trébuchent, elles arrivent à reprendre le contrôle de leur destin, de leur émotion et de leur corps.

Aladdin

Réalisé par Guy Ritchie, sorti le 22 mai 2019.

Pour cette nouvelle adaptation live, j’ai décidé de ne pas revisionner le dessin animé, pour ne pas trop rentrer dans les comparaisons entre les scènes qui sont ou qui ne sont pas dans telle ou telle version. Je peux vous dire toute de suite, que j’ai préféré cette adaptation à celle de Dumbo (critique), bien que quelques points m’aient légèrement déçu.

J’avais un peu peur de l’incarnation du génie par Will Smith, mais il a réussi à se hisser à la hauteur de Robin Williams, car il garde se côté cool et insolent. Pourtant, la scène où il se dispute avec Aladdin, ne le laisse pas aussi marqué que dans le dessin animé selon ma mémoire. Mena Massoud (Aladdin) et Naomi Scott (Jasmine) ont une performance assez intéressante, qui se rapprochent assez de leur personnage dans le dessin animé. Des personnages secondaires ont aussi été ajouté pour rajouter des scènes et développer un peu plus les caractères des héros. Cela contraste avec les personnages de Iago et Jafar qui ne sont pas aussi bons que dans le dessin animé. En effet, Iago, qui avait de très bonnes punshlines, n’a pas la parole dans cette version, ce que je trouve vraiment dommage et cela enlève un peu de saveur au film. Aussi Jafar n’est pas aussi machiavélique et il lui manque sa célèbre barbichette…

Les décors sont assez bien réalisés et les scènes de chorégraphies sont intéressantes, bien que la doublure de Mena Massoud se remarque un peu trop. Comme pour la version live de La Belle et la Bête, des scènes ont été rajoutés. Le film s’ouvre sur le génie sur un bateau, il va raconter l’histoire de Aladdin, ce qui n’apporte pas grand chose en mon sens. De plus, les petites filles vont avoir une nouvelle chanson à chanter avec la performance de Noami Scott. La chanson se veut féministe, ce qui creuse un peu son caractère. Cela aurait pu être vraiment intéressant, si encore une fois le personnage féminin n’avait pas l’avale d’un personnage masculin pour arriver à son objectif.

Disney nous offre donc un nouvel live action assez sympathique à quelques détails près, mais qui permettra aux nouvelles générations de découvrir cette histoire et les chansons sur lesquelles nous nous sommes tous époumonés.

Rocketman

Réalisé par Dexter Fletcher, sorti prévu le 29 MAI 2019

  • Le réalisateur a réussi à retranscrire la simultanée ascension musical et déchéance personnel de Elton John dans un très bon film musical.
  • Les acteurs arrivent à tenir le rythme de scène de danses et de chants pour nous donner de belles performance et porter le scénario.

Nous finirons ensemble

Réalisé par Guillaume Canet, sorti le 1er mai 2019

  • Guillaume Canet nous livre de beaux plans de paysages et réussi à rendre au hommage au Cap Ferret dans ce film.
  • Des personnages masculins à la limite de l’insupportable et des personnages de femmes mal écrits.

#Female Pleasure

Voir l’article ici.

Pokemon Détective Pikachu

Réalisé par Rob Letterman et sorti le 8 mai 2019

« Un jour, je serai le meilleur dresseur… », qui n’a jamais chanté cette chanson à tue-tête quand il était enfant…

Après les nombreuses séries et films d’animations, le film avec des acteurs en chair et en os est enfin arrivé ! Je vous avoue que j’ai été emballé dès son annonce et j’avais vraiment hâte de le voir. Il est basé sur le jeu Détective Pikachu qui donne son nom au film. Si vous aimez même seulement un peu la franchise pokemon, je vous conseille d’aller le voir malgré ses quelques défauts.

Voici un résumé péché dans une petite critique sur le site Warner Bros France:

L’histoire commence avec la disparition mystérieuse de Harry Goodman, un détective privé. Une séparation qui pousse alors son fils Tim, 21 ans, à tenter de découvrir ce qui s’est passé. Le détective Pikachu, ancien partenaire de Harry, participe alors à l’enquête : un super-détective adorable à la sagacité hilarante, qui en laisse plus d’un perplexe, dont lui-même. Constatant qu’ils sont particulièrement bien assortis, Tim et Pikachu unissent leurs forces dans une aventure palpitante pour résoudre cet insondable mystère.

Le scénario a une ligne directrice, sans trop de détour, qui peut être légèrement fade si vous aimez les films à multiples intrigues. Nous comprenons vite qui sont les méchant.e.s et qui sont les gentil.le.s, pour rester dans des termes manichéens. Les personnages humains ne sont pas tous très poussés, comme par exemple celui de la journaliste Lucy ( Katherine Newton – Big Little Lies), dans un rôle de journaliste tout d’abord cliché mais qui va forcement faire chavirer le coeur de Tim (Justice Smith- Jurassic World: Fallen Kingdom).

Ce sont donc les pokemon en eux-même qui m’ont fait surtout apprécier le film, et aussi les décors. Les deux sont vraiment bien réalisés. Ryme city est un mélange entre un New-York et un Tokyo futuriste, très bien mis en scène, et les lumières et les lieux portent le film. De plus, les pokemon arrivent à être perçu comme des personnages à part entière. Certes, Pikachu arrive à communiquer avec Tim se qui renforce son côté humain, mais même le Psykokwak de Lucy est attachant. D’autres scènes mettant en scène des pokemon sont assez bonnes, comme celle avec le Monsieur Mime qui est très drôle. Il y a aussi le pokemon Mewtwo considéré comme le plus fort des pokémon, qui avait déjà un film d’animation autour de lui en 2000 s’intitulant « Le retour de Mewtwo », qui est très bien représenté ici.

Malgré ses quelques défauts, je n’oublie pas que ce film doit être accessible pour un jeune public. Cela ne permet donc pas de faire des combats de pokemon très violents, mais ils me semblent déjà assez impressionnant pour des enfants entre 8 et 10 ans. La morale aussi est très claire pour les adultes, car le film se finit avec une plus grande harmonie entre les pokemon et les humains. Morale qui appelle les enfants au respect des autres et de leurs différences.

La bande-annonce en Vo du film, et à sa suite le générique en français de la première série pokemon, juste comme ça pour kiffer:

Crédit vidéo : youtube.

Crédit photos: allociné.

#Female pleasure

#plaisir féminin

Female pleasure affiche

Réalisé par Barbara Miller et en salle le 1er mai 2019.

Barbara Miller

« Sous nos contrées, selon une étude récente du Haut Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes (HCE), une fille de 13 ans sur deux et une fille de 15 ans sur 4 ne sait pas qu’elle a un clitoris. Et 83% des filles et 68% des garçons de 3ème et 4ème, ne connaissent pas la fonction de ce dernier. »

Voici un extrait de la présentation du puissant documentaire #Female pleasure, sur le site officiel du film.

La réalisatrice Barbara Miller suit des femmes de différentes origines pour retracer leur combat actuel contre le patriarcat, cité dans le film comme « la religion mondiale ». La religion est d’ailleurs un gros point de ce documentaire, qu’elle soit chrétienne, juive, musulmane ou bouddhiste. Derrière l’horreur des récit, nous avons l’espoir d’un monde nouveau où les hommes et les femmes sont sur un pied d’égalité, où le plaisir féminin est aussi important que le plaisir masculin. Avant de vous décrire ces cinq femmes, je vais d’abord vous expliquer pourquoi j’ai aimé ce documentaire.

1268634.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Tout d’abord, j’attends de ce genre cinématographique qu’il m’apprenne des choses et c’est le cas ici. J’ai pu élargir ma culture générale au niveau de la religion, de la santé et des cultures locales. En effet, les femmes sont japonaise, somalienne, américaine, indienne et allemande. Ensuite, ce type de documentaire est fait pour éveiller ou réveiller les consciences. Les sujets ici sont tellement graves, qu’il n’est pas possible de ressortir de la séance sans réfléchir à la société et à sa place dans cette dernière. Je me suis dit, une nouvelle fois, que malgré les limites de sa société, je suis chanceuse et fière d’être née et de vivre en France. Certes, l’espace urbain n’est toujours pas un terrain complètement sécurisé pour les femmes, mais il l’est déjà beaucoup plus qu’en Inde, comme nous l’explique la jeune femme originaire et habitant dans ce pays.

Bien sûr, je me suis intéressée et déplacée pour ce film, car se sont déjà des sujets qui me touchent. Beaucoup trop de jeunes filles et de femmes ne sont toujours pas propriétaire de leur corps, et qui ne s’est jamais regardé dans la glace un matin en se trouvant trop petite, trop grande, trop maigre, trop grosse, trop de fesses, pas assez de fesses, trop de seins, pas assez de seins. Le film commence avec des images pour moi dérangeante et très contrastée. Soit des femmes dénudées ou alors extrêmement couvertes, mais dans les deux cas dans une situation de soumission. Attention, certaines filles et femmes décident consciemment de se dévoiler, de se sexualiser ou alors de se couvrir, et j’en suis totalement consciente. J’ai déjà moi-même fait des photographies dévoilant des parties de mon corps, mais c’est moi qui choisissais lesquelles, comment, où le shooting était fait et avec qui. Les photographes étaient toujours des femmes. C’est aussi une manière de se réapproprier son corps. À contrario, certaines femmes se battent pour vivre leur religion de manière plus libérée. Par exemple de pouvoir porter le voile sans être jugé, notamment que les gens pensent qu’elle est soumise. Il y a d’ailleurs une très belle reprise de la chanson Balance ton quoi de Angèle -que je vous conseille aussi- par Molem Sister qui revendique le port du voile.

DeborahPour continuer avec la religion, une des première femme présentée est Deborah Feldman. Elle est née à Brooklyn -New-york- dans le quartier juif hassidique. Elle a été marié de force et contrainte d’avoir des rapports sexuels avec un homme. C’est donc un viol, car elle n’était pas du tout consentante. Elle a un fils avec cet homme là. Un jour, elle décide de partir de ce quartier et de cette communauté.  

Depuis la publication de son best-seller Unorthodox and Exodus , elle incarne un espoir pour nombre de femmes désireuses de s’affranchir de leurs communautés ultra-orthodoxes. 

Elle va, elle aussi, passer par la photographie pour s’émanciper. Son photographe est un homme qui a dû fuir l’Israël à cause de son homosexualité. Cela montre que leur religion n’accepte et ne respecte pas tout ce qui sort du cadre de l’homme hétérosexuel. Pendant sa séance photographie, elle va s’emparer d’un Talit, vêtement sacré destiné exclusivement aux hommes comme vous pouvez le voir sur la photographie.

Leyla

Puis, nous avons l’histoire de Leyla Hussein excisée quand elle n’était encore qu’une petite fille. Elle vient de Somalie un pays très pratiquant de la religion musulmane. Son combat est d’éradiquer cette barbarie. Son militantisme l’oblige à garder son adresse secrète pour éviter les attaques. Pourtant, cela ne l’arrête pas.

Aujourd’hui psychothérapeute, elle a notamment pris la parole devant les Nations Unies et le Parlement anglais, contribuant à changer le regard porté sur les jeunes filles mutilées ou à risque. 

Une de ses actions marquante dans le film est réalisée au près de jeunes hommes de la diaspora Somalienne notamment, à Londres, ville où elle réside. Leyla leur demande ce qu’ils pensent du sexe avant la mariage, de la sexualité féminine et de l’excision. Elle se rend compte d’une nombre d’idées préconçues qu’ils peuvent avoir. Suite à ces discussions, elle les amène dans une sorte de musée où elle a construit un vagin en pâte à modelé. Avec cette œuvre, elle leur explique les différents degrés d’excision qui existent. Pour cela, elle coupe et déchire à la cisaille : le clitoris, les petites lèvres et les grandes lèvres. Les jeunes hommes sont horrifiés. Ils comprennent enfin ce que subissent les femmes de leurs entourages.

En faisant cela, Leyla veut éclairer les hommes sur leurs comportements ou leurs passivités face à certains événements. Je suis totalement d’accord avec sa manière de procéder, car si les hommes ne voient pas la réalité en face, la cause des femmes ne pourra jamais avancer. Nous voyons ensuite qu’elle va discuter avec des hommes et des femmes dans des tribus du Kenya. Il est beau de voir les hommes qui prennent des initiatives pour lutter contre ce mal qui ronge le monde.

RodudenashikoDans ce documentaire, nous avons une autre version de moulage de vagin avec l’artiste japonaise Rokudenashiko.

Arrêtée et accusée d’obscénité, elle a risqué deux ans d’emprisonnement. Rokudenashiko prône avec véhémence l’acceptation de la représentation artistique du vagin, ainsi que la liberté dans son travail.

Dans le pays où, pour la fête de la fertilité, des pénis géants sont portés en triomphe, et où les mangas pédopornographiques foisonnent, l’artiste n’a pas le droit de s’exprimer autour de ces parties génitales. Ainsi, elle décide de mouler son vagin et de faire des petits paysages dessus, et de faire une modélisation 3D. Grâce à cette technologie, elle arrive à créer un canoë ayant la forme de son sexe. C’est suite à ces actions qu’elle va de voir répondre de ses actes devant le tribunal de Tokyo. Elle va être reconnus coupable d’avoir diffusé ces coordonnées vaginales sur internet.

Le Japon est un pays assez fascinant, et j’ai eu la chance de visiter Tokyo. Pourtant, je ne me verrai pas y vivre à cause de l’invisibilisation de la femme et de sa servitude. Une femme n’a pas besoin d’être complètement couverte de la tête au pied, ou cantonné à rester chez elle pour être soumise à un système patriarcal. Les femmes japonaises souffrent notamment dans le monde de l’entreprise où cela est très mal vue qu’elles soient enceintes. Pourtant, la famille les pousse à faire des enfants assez jeune.

DorisPour passer à un sujet beaucoup moins joyeux que le moulage de vagin dans un but artistique, nous apprenons le passé de Doris Wagner. Elle est violée à plusieurs reprises par un prêtre, alors qu’elle avait rejoint les Ordres pour devenir bonne sœur en Italie. Dorénavant,

Son objectif est d’établir la reconnaissance de la responsabilité et un changement des mentalités dans les instances supérieures de l’Église. 

Après plusieurs scandales sur la pédophilie au sein de l’Église catholique, très bien illustré par le film Grâce à Dieu de François Ozon sorti le 20 février 2019, c’est maintenant chez les bonnes sœurs que les langues commencent à se délier. Déjà que l’Église cherche à nier les scandales sur la pédophilie, elle est encore plus virulente face à cette nouvelle polémique qui enfle. Par exemple, la chaîne de télévision franco-allemande Arte a dû annulé le replay du documentaire Religieuses abusées. En effet, selon un article sur le site France Inter :

Ce documentaire devait être disponible en replay sur le site d’Arte jusqu’au 3 mai. Mais un prêtre allemand, qui n’est pas nommé dans le film, a estimé qu’il était reconnaissable : il a porté plainte en référé et le tribunal d’instance de Hambourg a ordonné à la chaîne franco-allemande de cesser la diffusion. 

Doris nous explique dans le documentaire que sa référente l’avait disputé, puis pardonné du pêché qu’elle avait commis. Encore une fois, c’est la victime qui est en tord. Aussi, elle raconte que durant l’audition au commissariat où elle a porté plainte, les commissaires n’ont pas accepté sa déposition, car il n’y a pas eu d’actes de violence ou d’usage d’armes. Pourtant, elle leur explique que dans les Ordres, les bonnes sœurs sont amenées petit à petit à un état de dépendance qui les rends vulnérable. Elles peuvent seulement penser à Jésus sous peine d’être accusé de ne pas être vierge d’esprit. Un point que je trouve important dans ce documentaire est que les différentes protagonistes ne disent pas qu’elles se sont complètement tournées de la religion, elles veulent pouvoir la pratiquer de manière plus sécurisée et avoir une vraie place dans leur culte et lieux de cultes. Plusieurs fois sont présentés des extraits de la Torah, de la Bible ou du Coran où les femmes sont décrites comme le mal. Il faut bien replacer le contexte où ces textes ont été écrits. Cela remonte à des centaines d’années et ils sont écrits par des hommes dans les sociétés déjà patriarcal. Ils ont été aussi recopiés par des hommes à des époques où le peuple ne savait pas lire. Ils sont maintenant interprétés par des hommes qui inculquent les principes détournés à des enfants. Ces derniers n’ont pas encore les moyens de prendre du recul sur ce qu’ils lisent ou entendent.

VithikaLa dernière femme dont nous suivons le parcours est Vithika Yadav. Elle dit elle-même que dans le pays du Kamasutra qui prône le plaisir, le plaisir féminin est complètement ignoré. Elle avance aussi que des politiciens ont ouvertement déclaré que le viol était acceptable, et que les hommes resteront toujours des hommes.

Dès son plus jeune âge, elle a appris à ne pas regarder un homme dans les yeux et à ne jamais sortir seule dans la rue. Toutes ces règles ne l’ont pourtant pas protégée de ce qui arrive chaque jour à la grande majorité des femmes indiennes : harcèlements et agressions sexuelles.

Malgré cela, elle décide de faire un mariage d’amour et de lutter pour un amour et une sexualité libérée dans son pays. Pour cela, elle créée une plate-forme numérique nommée Love Matters, pour permettre aux jeunes de se renseigner de manière sécurisée et avec les bonnes informations. De plus, elle milite dans la rue et met en place des performances pour alerter sur les attaques que subissent les femmes dans son pays.

Autour des sujets de l’émancipation des femmes en Inde, je ne peux que vous conseiller le petit documentaire Period. End of Sentence. (Les règles de notre liberté) de Rayka Zehtabchi, qui a reçu le prix du meilleur court-métrage aux Oscars 2019, et disponible sur Netflix. Les menstruations sont un sujet tabou en Inde, ce qui pose problème pour vivre normalement à cette période du mois. Les femmes doivent vivre recluses, car elles sont considérées comme impures. Elles doivent aussi très fréquemment arrêter l’école n’ayant pas les lieux nécessaires pour changer de protection.

end of sentence

Selon un article de Télérama :

Il n’en fallait pas plus pour faire trembler de rage Melissa Berton, prof au lycée privé d’Oakwood à Los Angeles. En 2016, elle monte avec des élèves le Pad Project. Son but : récolter des fonds pour envoyer dans le village rural de Kathikhera, à 70 kilomètres à l’est New Delhi, une machine à fabriquer des serviettes hygiéniques bon marché et une réalisatrice, Rayka Zehtabchi, pour en revenir avec un documentaire. 

Les femmes des villages vont donc s’approprier petit à petit la machine et vendre leurs serviettes hygiéniques à bas prix pour permettre aux femmes de tout simplement vivre pendant leurs règles. Je vous conseille aussi de voir le film Déesses indiennes en colère de Pan Nalin, qui revient sur les questions de sexualité féminine et de violence faîte aux femmes.

déeesses

Vous l’aurez compris à travers ce très long article, j’ai vraiment apprécié le documentaire de Barbara Miller. Elle met à la fois en avant l’horreur que les femmes subissent, mais aussi les combats qu’elles mènent avec l’espoir d’une meilleure vie pour nos générations et les générations à venir. Je n’ai pas pu m’empêcher de vous mettre beaucoup de référence, mais cela prouve que les combats menées par ces femmes ne sont pas isolés, et que nous pouvons toutes et tous, à nos échelles et nos capacités respectives, faire changer les mentalités.

Les citations sans références viennent du site officiel de #female pleasure.

Crédit photos: site officiel #female pleasure, allociné

Crédit vidéo: Youtube

Mes films d’avril 2019

L’adieu à la nuit

Réalisé par André Téchiné et sorti le 24 avril 2019.

Après « Nos années folles » (2017) et « Quand on a 17 ans » (2016), André Téchiné nous livre un film sur une jeunesse ne trouvant pas sa place dans la société française de 2015.

Muriel est folle de joie de voir Alex, son petit-fils, qui vient passer quelques jours chez elle avant de partir vivre au Canada. Intriguée par son comportement, elle découvre bientôt qu’il lui a menti. Alex se prépare à une autre vie. Muriel, bouleversée, doit réagir très vite…

Tel est le synopsis de ce film trouvé sur le site Ad Vitam distribution. Catherine Deneuve se retrouve de nouveau cantonnée à un rôle de mamie perdue. En effet, Alex (Kacey Mottet Klein) décide de partir faire le djihad en Syrie avec sa petite amie Lila (Oulaya Amamra) et Bilal (Stéphane Bak). Ces derniers l’ont fait se convertir à l’Islam.

Le scénario part avec une idée actuelle et importante à mes yeux. Comment empêcher des jeunes de tomber dans un Islam qui les fera tuer en Syrie. Muriel rencontre notamment un homme, maintenant père, qui a combattue en Syrie au côté de l’armée islamiste. Il lui dit qu’il était un jeune homme banal, qui lisait des mangas, jouait aux jeux vidéos et au foot avec ses potes. Pourtant, il ne se retrouvait pas dans les idéals de la société française. Il dit  » la France m’ennuyait ».

Nous pouvons donc voir dans la décision de Alex, une manière de se construire, de faire quelque chose de sa vie. Nous comprenons au fil de l’histoire qu’il est orphelin, sa mère est morte et son père tout comme pour lui. Il a aussi raté le concours d’entrée en école de médecine et ne sait pas quoi faire de sa vie. Il se retrouve donc dans un moment de faiblesse, ce que doivent chercher les recruteurs du djihad. Ces aspects du personnage sont intéressants, car ils ne rentrent pas dans les clichés habituels du jeune homme d’origine maghrébine vivant dans une cité au fin fond de la Seine-Saint-Denis.

Certes, sa grand-mère semble être pied-noir, mais nous n’en savons pas vraiment plus. Cela donne quand même un passage du film intéressant, deux manières de vivre la religion. Pendant qu’ Alex, Lila et Bilal font une cérémonie religieuse, la jeune fille apprend le destin qui l’attend en Syrie. Celui d’une femme soumise, avec plusieurs maris et vivant enfermée. En parallèle, la famille de Youssef, ami de Muriel, célèbre la victoire à une course hippique de son fils. Une jeune fille se met librement à danser comme Sia en brassière autour de la table. Je dis deux manières de vivre la religion, car Youssef dit un peu plus tard qu’il est lui même musulman. Il est en train de célébrer sa famille, sa vie et laisse sa petite fille, sa belle-fille et son amie s’exprimer oralement et corporellement.

Encore une fois, le scénario part d’une bonne idée. Pourtant, le film n’est pas aussi réussi que je l’attendais. Le rythme est très lent, et les personnages, mis à part celui de Lila, semblent réciter leur texte sans grande émotion. Catherine Deneuve a un personnage assez mou qui ne réagit pas, dès le début du film, quand son petit fils se comporte mal avec elle. Il lui parle à peine, s’énerve vite et l’évite. Pour finir, le film aurait mérité bien trente minutes en plus, permettant de comprendre les actions de la justice envers les jeunes qui tentent de faire le djihad.

Un autre film Le jeune Ahmed semble parler du même sujet. Il est réalisé par les frères Dardenne et se retrouve en compétition du festival de Cannes cette année pour gagner la palme d’or. Il sera en salle le 22 mai 2019.

Crédit image: Allociné

Crédit vidéo: youtube

Avengers: End Game

Réalisé par Joe et Anthony Russo, et sorti le 24 avril 2019. 

Pour comprendre et apprécier ce film, je vous conseille vivement d’avoir au moins vu Avengers: Infinity War (2018), sinon le film va être très long. En parlant de temps de visionnage, le film dure 3 heures. La bande-annonce prévoyait un film de folie et pourtant j’ai été un peu déçue.

Voici un résumé trouvé sur le site de The Walt Disney Compagny France:

Dans AVENGERS : ENDGAME, on retrouve les Avengers après leur défaite face à Thanos, le super-vilain qui, après avoir réuni les six pierres d’Infinité, a imposé sa volonté à toute l’humanité et exterminé au hasard la moitié de la population mondiale, dont de nombreux super-héros. Au lendemain de la défaite, les Avengers restants sont confrontés à la plus grande de toutes leurs épreuves : trouver en eux-mêmes la force de se relever et découvrir le moyen de vaincre Thanos une fois pour toutes.

C’est à partir d’ici que je commence à spoiler si vous n’avez pas vu le film. 

Je ne prétend pas être scénariste, mais je trouve que le voyage dans le temps était une solution de facilité. Il y a d’ailleurs une scène où certains Avengers citent le nombre de films qui tournent autour de ce principe. Le groupe décide de créer une machine à remonter le temps pour récupérer les différentes pierres de l’infinie avant Thanos. Nous nous retrouvons donc comme dans le film précédent à suivre plusieurs time-lines, car tous les personnages ne vont pas ensemble à la même époque. Ainsi, nous voyons de nouveau des scènes des précédents films. Cela peut-être un hommage au reste de la saga qui a commencé avec le premier Iron Man en 2008, mais je trouve que cela manque d’originalité. Puis, encore une fois, nous avons un mélange de tons – comique, sérieux, tragique-  et de lieux qui peut rendre un peu confuse la progression du film.

De plus, cela ne permet pas à toutes les histoires d’être développées. Nous avons bien Iron Man qui est maintenant papa et qui craint pour son avenir, et Nebula qui se retrouve dédoublée et qui doit se battre conter Thanos, mais les autres personnages sont traités assez rapidement. Au contraire, certaines scènes auraient le mérite d’être raccourcis. Les réalisateurs ont décidés de placer l’action du film cinq ans après les événements avec Thanos. Je me demande pourquoi les scénaristes et les frères Russo ont voulu faire une ellipse de cinq ans, au lieu de placer l’action directement après la disparition de la moitié de la population.

Peut-être est-ce pour rajouter des moments tirent-larme, déjà assez nombreux dans le film. Nous savons que c’est la fin d’une ère dans l’univers Marvel, et la réalisation nous le fait bien sentir. Notamment certains moments de discussions entre les personnages, ou la mort de Black Widow ou de Tony Stark. Certes, la mort d’un personnage est toujours triste, mais il est possible de la traiter avec moins de lourdeur.

Enfin, je trouve cela vraiment dommage que Captain Marvel soit quasiment inexistante. Je pensais vraiment qu’elle allait avoir plus d’apparition à l’écran. C’est aussi ça le soucis quand nous avons trop de personnage à faire évoluer en peu de temps. Le film dure trois heures, mais pour qu’un personnage parmi tant d’autres évolue correctement il faut encore plus de temps.

Vous l’auriez compris je n’ai pas été emballée par cette fin de saga Avengers. je vous l’accorde il reste beaucoup de personnages intéressants dans ce groupe qui peuvent faire de bon sujet de films ou des suites.  Disney et Marvel nous promettent déjà d’autres films comme Spider-man: Far from home, prévu pour le 3 juillet 2019 ou la suite de Docteur Strange qui n’a pas encore de date de sortie.

J’espère que vous avez mieux apprécié le film que moi, et pour ceux qui ont lu mon article sans avoir vu le film, je vous laisse avec la bande annonce.

Crédit image: Allociné

Crédit vidéo: Youtube

Mon inconnue

Réalisé par Hugo Gelin et sorti le 3 avril 2019.

Olivia (Joséphine Japy) et Raphaël (François Civil) se rencontrent par hasard au lycée. Elle s’exerce à devenir pianiste et lui cherche à écrire un roman de science fiction. C’est le coup de foudre et ils sont très amoureux pendant dix ans. Du jour au lendemain, Raphaël se réveille dans la vie qu’il aurait pu avoir s’il n’avait pas rencontré Olivia. Une vie « moyenne » par rapport à sa carrière d’écrivain, alors que Olivia est devenue une grande star du piano. Il va faire en sorte qu’elle retombe amoureuse de lui pour qu’ils retrouvent leurs anciennes vies.

Hugo Gélin nous conte leur histoire dans l’ordre chronologique. Il ne cherche pas à insérer de long flash-back explicatif quand Raphaël change de dimension temporelle. Je trouve cela plutôt bien choisi, car même si j’aime ce procédé cinématographique, je le trouve un peu trop présent ces derniers temps, ce qui lui fait perdre de son originalité. Le réalisateur nous présente donc Joséphine Japy et François Civil grimés en lycéen.ne passionné.e par leur art et qui tombent éperdument amoureux. Nous avons ensuite une série de courtes scènes s’enchaînant qui nous montre leurs parcours amoureux et de carrières, pour arriver au moment où Raphaël va changer de dimension temporelle.

L’intrigue du film à ses originalités mais n’est fondamentalement pas nouvelle. Un homme qui recherche à tout pris à reconquérir une femme est un scénario déjà vu et revu. J’avais peur de retomber dans la lourdeur du harcèlement et du stalkage. Sur ce sujet, je vous conseille d’écouter le podcast de Thomas Messias, Mansplaining épisode 7: Stalker ou séduire, il faut choisir.  Il parle assez justement de ce sujet à travers plusieurs films cultes. Je vous conseille aussi ces autres épisodes touchants à la masculinité dans le cinéma, sujet qui est assez proche de Mon Inconnue.

Pourtant, le film arrive à laisser de côté ses clichés et nous livre une belle histoire d’amour. Certes, Raphaël est très présent au près d’Olivia et de sa famille, mais il arrive à comprendre le non, et semble accepter de s’adapter au rythme d’Olivia. Il est plusieurs fois à deux doigts de tout arrêter. Cette réalisation est réussie aussi grâce aux personnages secondaires qui viennent rajouter un peu de piquant dans cette comédie romantique déjà drôle. Je pense notamment au personnage de Mélanie (Camille Lelouche) qui est censée être la petite amie/plan cul de Raphaël -selon le point de vu- dans sa nouvelle vie et Félix (Benjamin Laverhne) le meilleur ami du personnage principal dans sa vrai vie et dans sa nouvelle vie. Félix joue un personnage à la fois fou et légèrement dépressif, qui met souvent Raphaël dans des situations gênantes, tout en l’aidant grandement.

Je ne vous dévoile pas plus de ce film qui mérite d’être vu pour son scénario, son humour, sa folie et aussi ses très beaux morceaux de pianos.

Crédit photo: Allociné

Crédit audio: Soundcloud

Crédit vidéo: Youtube

La lutte des classes

Réalisé par Michel Leclerc et sorti le 3 avril 2019.

École publique ou école privée ? C’est une question que tous les parents se sont sûrement un jour posée. C’est aussi la question que se pose Sophia (Leila Bekhti) et Paul (Edouard Baer). Après Télé gaucho en 2011 et Le nom des gens en 2010, Michel Leclerc nous offre un nouveau film sur les clivages idéologiques de la société française.

Paul et Sophia déménagent à Bagnolet dans un petit pavillon, au pied des tours où Sophia à grandit. Cinq ans plus tard, un élève est gravement blessé par un autre dans l’école de leur fils et beaucoup de parents aisés retirent leurs enfants de l’établissement. Paul et Sophia commencent à craindre pour la sécurité de leur fils. En voulant le protéger et faire évoluer les choses, ils ne font qu’empirer les situations.

Le film porte bien son nom. L’école est en effet un endroit où les différentes classes sociales sont assez flagrantes, surtout en proche banlieue parisienne. Les écarts se creusent encore plus dans le même quartier, quand les parents aisés retirent les enfants de l’école de secteur pour les mettre dans une école privée catholique. Il est notable que tous les parents qui ont ce geste sont « blancs ».

Le scénario évoque le regard que les parents peuvent se porter entre eux, concernant la manière dont ils élèvent leurs enfants respectifs. Aussi, il tourne autour du ressenti des parents. Sophia et Paul se demandent ce qu’ils doivent faire pour leur fils, s’ils ont raisons de vouloir le changer d’école ou non. Le dilemme est d’autant plus dure pour Sophia d’origine maghrébine, qui a fait toute sa scolarité à Bagnolet et qui a réussi à devenir avocate réputée. Paul, ancien Punk, se veut contre la société et large d’esprit, mais plus le film avance plus il sort des préjugés, et nous pouvons nous rendre compte qu’il a un gros problème avec la religion. Ces clivages vont mener le couple au bord de la rupture.

Je trouve ce film intéressant car il expose, au sein d’un couple pensant être soudé, les divergences d’opinions sur des sujets importants comme l’éducation et la religion. De plus, sans faire l’apologie de l’école public, le réalisateur montre qu’il faut lui faire confiance et qu’il faut surtout faire confiance à son enfant. En cherchant à tout prix le meilleur, il est possible de passer à côté de ce que l’enfant veut vraiment.

Crédit image: allociné

Crédit vidéo: youtube

Shazam!

Réalisé par David F.Sandberg et sorti le 3 avril 2019.

Après Aquaman, la licence DC s’attaque au personnage de Shazam. Ce film me fait penser à un Marvel du milieu des années 2000 dans ces monstres et son scénario.

Voici le résumé du film sur le site allociné:

On a tous un super-héros qui sommeille au fond de soi… il faut juste un peu de magie pour le réveiller. Pour Billy Batson, gamin débrouillard de 14 ans placé dans une famille d’accueil, il suffit de crier « Shazam ! » pour se transformer en super-héros.
Ado dans un corps d’adulte sculpté à la perfection, Shazam s’éclate avec ses tout nouveaux superpouvoirs. Est-il capable de voler ? De voir à travers n’importe quel type de matière ? De faire jaillir la foudre de ses mains ? Et de sauter son examen de sciences sociales ? Shazam repousse les limites de ses facultés avec l’insouciance d’un enfant. Mais il lui faudra maîtriser rapidement ses pouvoirs pour combattre les forces des ténèbres du Dr Thaddeus Sivana…

Ainsi, Billy Batson se retrouve malgré lui avec des super pouvoir. Dr Thaddeus Sivana est le premier enfant du film à être appelé par le grand sage, mais il n’avait pas été jugé digne. Il y retourne plus tard pour invoquer les monstres des sept péchés capitaux et se venger. Nous avons donc des scènes de combat avec des monstres puissants, mais dont le design n’est pas fantastique. De plus, même si les studios Warner Bros commencent à faire des efforts sur les effets spéciaux, les scènes de nuits sont souvent sous exposées et très peu agréables à regarder. Les scènes de combats restent assez classiques malgré les pouvoirs du héros.

Concernant le scénario, le film cherche à redéfinir la notion de la famille. Bill Baxter à un lourd passé avec sa mère, est passé de famille d’accueil en famille d’accueil, et à bien du mal à faire confiance aux adultes ou à quelqu’un en général. De plus, le scénario veut aussi montrer les travers la célébrité soudaine, avec le passage où Bill en version Shazam n’en fait qu’à sa tête. Ainsi, pour arriver à vaincre le méchant, il va devoir faire confiance aux autres, comme dans beaucoup de films de super-héros.

Malgré ses approches un peu intéressante du scénario, les film DC n’arrive toujours pas à me procurer le même plaisir que les films Marvel. J’espère que le prochain Wonder Woman me laissera moins indifférente !

Crédit photo: Allociné

Crédit vidéo: Youtube

 

 

 

Mes films de mars 2019

Dumbo

Réalisé par Tim Burton, sorti le 27 mars 2019.

Cela vous est déjà arrivé de préférer la bande annonce au film ? C’est ce qui met encore une fois arrivé avec le nouveau film de Tim Burton. La compagnie Disney prévoit du lourd cette année, mais cette adaptation de Dumbo ne m’a pas vraiment emballé. J’ai revu la version dessin animé sorti en 1941, avant de voir ce film et j’avais déjà été déçu, mais en me disant que cette adaptation lui ramènerait un peu de fraîcheur.

Dans cette nouvelle version, tout est assez plat, et les scènes qui mériteraient d’être étirées ne le sont pas. Les acteurs ne livrent pas forcement de performances mémorables et la pâte de Tim Burton, assez spécifique, n’apparaît pas. Tous ces éléments donnent un film sans grande originalité. Bien sûr, les effets spéciaux, les décors et les costumes sont beaux, mais ces éléments n’arrivent pas à porter le film. « Le Cirque des Frère Médici » qui a accueilli Dumbo déménage à Dreamland, hommage à Disneyland. C’est une bonne idée pour rallonger la version dessin animé qui ne dure que une heure cinq.

Des bonnes idées, il y en à d’autres. Comme faire un parallèle entre l’histoire de Dumbo et celle de la famille Farrier. Le père revient de la première guerre mondiale avec un bras en moins, ce qui lui vaut des quolibets. Dumbo est aussi moqué à cause de ces oreilles. Ce dernier est séparé de sa maman et les enfants ont perdu la leur à cause d’une maladie. Pourtant, je n’arrive pas à comprendre si Tim Burton introduit la famille pour parler de Dumbo ou Dumbo pour parler de la famille. Je parlais de scènes qui auraient pu être rallongées, je pense que cela aurait pu répondre à ma question. Aussi, certains personnages sont seulement là pour rappeler le dessin animé. C’est vraiment dommage, car je pense qu’avec eux Tim Burton aurait pu rapporter un peu plus de folie à ce film , qui se veut original sans arriver à l’être.

La compagnie Disney prévoit encore beaucoup d’adaptations, comme Aladdin et Le Roi Lion, j’espère que ces films seront mieux que Dumbo. Mais peut-être n’aurais-je pas dû regarder de nouveau le dessin animé avant … ?

Crédit image: Allociné

Crédit vidéo: youtube.

Mon Bébé

Réalisé par Lisa Azuelos, sorti le 13 mars 2019

Souvenez-vous Lisa Azuelos avait déjà abordé le sujet de l’adolescence dans ces deux films LOL. Le premier français sorti en 2008 avec Sophie Marceau et Christa Theret, et le deuxième américain en 2012 avec Demi Moore et Miley Cyrus. Elle revient donc ici dans une version « mise à jour » de ce sujet, dans ce qui semble être la même famille (les parents divorcés, le grand appartement parisien, la grande soeur qui se nomme Lola…).

La réalisatrice met cette fois-ci en scène sa propre fille, Thaïs Alessandrin, dans le rôle de . Nous apprenons qu’elle a de grandes chances de partir au Canada si elle décroche son bac avec mention. Nous suivons, de mon point de vue, plus la mère de Jade (Sandrine Kimberlain) dans ce film. Elle est vraiment perturbée à l’idée que « son bébé » s’éloigne autant faire ces études. Elle essaye de capter le maximum de souvenir et de gérer aussi sa propre vie.

Amené comme cela le film semble bien, pourtant il ne m’a pas convaincu. Est-ce parce que ma relation avec ma mère est différente, que je ne suis pas partie faire des études à l’autre bout du monde, que je n’ai pas pris de cuite en boite à 17 ans ? Ou peut-être que pour moi les sentiments que peuvent sentir Jade ne sont plus présent – j’ai eu mon bac en 2013- et que je ne suis pas encore mère. Pourtant, je pense que cela va plus loin que le ressenti. Cela se voit que la réalisatrice a voulu bien faire, mais certaines scènes ou personnages sont vraiment clichés. Les personnages masculins notamment, le père absent et qui n’a jamais été totalement présent, la conquête qui ne comprends pas le « non », le grand frère qui n’accepte pas de voir sa sœur avec son meilleur ami, le grand-père qui mate les décolletés…

C’est dommage, car je pense que dans ce genre de film il est possible de pouvoir créer des personnages secondaires un peu plus complexe, comme le sont le personnage de Jade ou de sa mère. Mais parfois même les scènes entre elles sont clichées.

Voilà, j’ai vraiment essayé à chaque scène de trouver quelques choses d’intéressant, mais je suis vraiment ressortie déçue de ce film. Je vous laisse comme d’habitude avec la bande-annonce pour que vous ne vous fiez pas seulement à mon jugement, car je pense que chaque personne prends ce type de sujet de manière différente.

Crédit image: allociné

Crédit vidéo: youtube

Ma vie avec John F. Donovan

Réalisé par Xavier Dolan, sorti le 13 mars 2019.

Le réalisateur québécois, que le public déteste ou adule, a de nouveau frappé fort avec ce film. Le réalisateur de Juste la fin du monde (2016) et Mommy (2014) revient encore une fois sur ces thèmes de prédilection -les problèmes avec la figure maternelle et l’homosexualité- mais toujours en finesse.

Nous suivons ici plusieurs lignes de temps pour reconstruire l’histoire de Rupert Turner et John F. Donovan. Enfant, Rupert Turner, jeune acteur, entretenait une correspondance avec son acteur favori John F. Donovan. Tout s’arrête à la mort tragique de ce dernier. Le film commence au moment où son amie le retrouve mort, et que Rupert l’apprend à travers le journal télévisé. Un saut dans le temps s’opère et nous retrouvons Rupert, jeune adulte, se confiant à une journaliste. Nous avons ensuite des flash-backs qui reconstruisent son histoire. Nous suivons aussi parallèlement celle de John F. Donovan.

Xavier Dolan nous offre encore une fois sa vision de la vie en montrant comment la société peut nous renvoyer une image négative de nous même. Rupert se fait brutalisé par ses camarades, car ils le considèrent « différent » et John se bat avec son homosexualité qu’il peine à assumer. Il y a toujours le conflit avec la mère qui rentre en jeu, mais cette fois-ci le réalisateur semble trouver plus de porte de sortie aux différents conflits entre la mère et le fils, que se soit du côté de Rupert ou du côté de John F.

Une nouvelle fois, les acteurs, les plans, les lumières et la bande-son sont choisis à la perfection. Certaines chansons sont presque mises entièrement, notamment celle du générique de début. Sans pour autant transformer le film en clip musical géant, ces chansons permettent de renforcer les émotions et l’esthétisme des scènes.

Vous l’avez compris, j’ai vraiment aimé ce film de Xavier Dolan qui arrive à transformer un scénario simple en une belle oeuvre cinématographique qui confirme de nouveau son grand talent de réalisateur.

Crédit image: allociné

Crédit vidéo: youtube

Captain Marvel

Réalisé par Anna Boden et Ryan Fleck, sorti le 6 mars 2019.

J’ai eu le temps d’aller voir ce nouveau Marvel entre mon anniversaire et mes derniers préparatifs pour New-York. Je vous livre donc une critique plus rapide qu’en temps normal. J’ai bien apprécié ce film aux nuances de Star Wars et qui sent bon les années 90.

Il me parle bien entendu car c’est un biopic centré sur un personnage féminin, mais cela ne s’arrête pas là. Ce n’est pas parce qu’un film à une ou des héroïnes qu’il va forcement être féministe ou au moins progressiste. Pourtant ici, l’héroïne se bat, entre autre chose, pour sa condition. Elle s’émancipe de son mentor qui lui demande de contrôler ses émotions pour mieux utiliser son pouvoir. Je vous laisse vous souvenir du nombre de film où des hommes demandent à des femmes de contrôler leurs émotions pour paraître plus crédible.

De plus, nous avons à l’écran de belles scènes de sororité entre la futur Captain Marvel et des femmes qui lui sont chères. Elle va aussi être un exemple pour une petite fille, ce qui est encore une fois assez novateur qu’une femme puisse avoir une figure de mentor.

J’espère que cette rapide critique vous aura convaincu et qu’elle vous donnera envie de voir ce film. Je fini en espérant que notre Captain Marvel aura la place qu’elle mérite dans Avenger : End Game, en salle le 24 avril 2019.

Crédit photographie: Allociné

Crédit vidéo: Youtube

Grâce à Dieu 

Réalisé par François Ozon, sorti le 20 février 2019

C’est un peu tardivement que j’ai vu ce film très différent de Marie-Stuart. Ce dernier parlait de notre passé, ici c’est l’Histoire qui s’écrit. François Ozon a décidé de prendre parti dans l’affaire du père Preynat. Romancé, mais tiré de faits réels, nous suivons des anciens scouts qui se sont fait attouchés sexuellement par ce prêtre. Bien que l’avocat de ce dernier est essayé d’en repousser la sortie, voir cet article de Première, le film est bien paru en salle à la date initiale. Le dernier jugement sera rendu très prochainement soit le jeudi 7 mars 2019.

C’est un film fort tant dans sa réalisation que dans ce qu’il transmet. Je tiens à préciser que de mon point de vue, le film ne remet pas en cause le principe même de la religion et de la croyance dans un Dieu, mais bien l’institution Ecclésiastique et les hauts placés de cette institution qui ne font rien pour protéger les enfants. Le film est cru mais toujours dans la suggestion. Les actes de pédophilies ne sont jamais explicitement montrés. Nous nous les imaginons à travers les témoignages des différents hommes qui ont été agressés. Cela se fait aussi grâce à plusieurs flash-back qui nous montre comme le prêtre arrivait à isoler les jeunes garçons. Le réalisateur a décidé de ne pas montrer les actes en lui même. De plus cela permet, dans mon sens, de protéger les enfants acteurs . Ils sont bien entendu en âge de comprendre ce qu’ils jouent mais ils n’ont pas eu besoin de jouer l’acte. Bien que ce soit du jeu d’acteur cela peut quand même déranger.

Le film est, comme je le citait plus haut, aussi fort dans sa réalisation. Le personnage principal change continuellement, mais de façon fluide et logique. Nous rentrons dans la vie de ces messieurs, un à un, pour comprendre leur histoire et où cela les a mené. Nous pouvons constater qu’ils n’ont pas tous vécu ces souvenirs de la même manière. Ce découpage est là pour nous faire comprendre qu’il n’y a vraiment pas eu qu’une seule victime et quand une arrive à parler, cela peut faire un effet boule de neige positif.

Je ne suis pas sorti de ce film en sautant de joie de part la gravité de son sujet, mais François Ozon a eu totalement raison de porter ce sujet à l’écran, même si l’affaire n’a pas fini d’être jugé. Pour moi, le discours du film va bien au delà de l’Église et de la Religion, mais est bien là pour demander une reconnaissance des victimes, de les écouter et de les aider comme nous pouvons dans leur chemin judiciaire et de reconstruction.

Crédit photographie: allociné

Crédit vidéo: Youtube

Marie Stuart

Reine d’Ecosse. 

Réalisé par Josie Rourke, sorti le 27 février 2019

La réalisatrice britannique signe un très bon premier film relatant la relation compliquée entre Élisabeth Ier Reine d’Angleterre et Marie-Stuart, ancienne Reine de France, qui revient régner en Écosse. Je commence donc mon mois de mars avec des figures de femmes fortes, comme j’aime en voir. La Reine d’Angleterre est jouée par Margot Robbie (Moi, Tonya 2017) et Saoirse Ronan (Lady Bird, 2018) joue la Reine d’Écosse.

Voici le résumé trouvé sur le site de Universal Pictures France:

Le destin tumultueux de la charismatique Marie Stuart. Épouse du Roi de France à 16 ans, elle se retrouve veuve à 18 ans et refuse de se remarier conformément à la tradition. Au lieu de cela elle repart dans son Écosse natale réclamer le trône qui lui revient de droit. Mais la poigne d’Élisabeth Iʳᵉ s’étend aussi bien sur l’Angleterre que l’Écosse. Les deux jeunes reines ne tardent pas à devenir de véritables sœurs ennemies et, entre peur et fascination réciproques, se battent pour la couronne d’Angleterre. Rivales aussi bien en pouvoir qu’en amour, toutes deux régnant sur un monde dirigé par des hommes, elles doivent impérativement statuer entre les liens du mariage ou leur indépendance. Mais Marie menace la souveraineté d’Elisabeth. Leurs deux cours sont minées par la trahison, la conspiration et la révolte qui mettent en péril leurs deux trônes et menacent de changer le cours de l’Histoire.

Nous voyons dans ce film à quel point les hommes peuvent haïr les femmes, et plus encore les femmes de pouvoir. Comme le dit le résumé, les deux reines doivent évoluer dans un monde d’homme. Ces derniers font tous pour attiser la discorde entre la Reine Élisabeth Ier et la Reine Marie-Stuart. Le film se situe à la fin des années 1580, la religion fait donc aussi partie des éléments déclencheurs des différents conflits. La Reine Marie-Stuart est catholique et prétend au trône d’une Angleterre devenu protestante. Sans grand spoiler car l’Histoire est faîte ainsi, c’est son fils James qui en montant sur le trône réunira l’Angleterre et l’Écosse.

Le scénario montre les manigances des hommes, mais expose aussi la puissance et détermination de ces deux femmes. L’amour et les unions matrimoniales sont des sujets sur lesquels elles donnent ouvertement leurs avis, mais tout ne se passe pas comme elles le souhaiteraient. Prenons le cas de Marie-Stuart, même si elle met un enfant au monde, elle va avoir des relations compliqués avec les hommes. A la différence de d’autres films ses relations sont peu érotisées ou rendu glamour notamment la scène où elle subit en viol. La réalisatrice a préféré filmer son visage en gros plans sur pour faire ressortir la douleur et la terreur qu’elle vit plutôt que rester constamment sur l’homme et son plaisir malsain de commettre un tel acte.

Les lieux de tournage et les décors sont des éléments important selon moi dans la réussite dans film. Ils doivent correspondre aux sujets mais ne pas les éclipser. Ici, l’époque historique et les lieux d’évolution des personnages sont amenés dans un belle simplicité. La manière de filmer les paysages, en plan large, nous permette de nous imprégner de leur beauté et me donne envie de voyager. Les intérieurs sont aussi présentés sans surcharge inutile pour nous consacrer aux actions des personnages.

Pour conclure, je considère encore une fois que ce film peut convenir à un large public, qui cherchera soit à apprécier le beau jeu de ses actrices prometteuses, à s’émerveiller devant les grandes plaines écossaises ou à parfaire ces connaissances dans le rôle que les femmes ont tenus dans l’Histoire.

Crédit photographies: Universal Picture France

Vidéo: Youtube

 

Mes films de février 2019

Le Chant du Loup

Réalisé par Antonin Baudry, sorti le 20 février 2019

Aussi connu pour avoir créé la bande dessinée Quai d’Orsay avec Christophe Blain, sous le nom de Abel Lanzac, Antonin Baudry nous signe aujourd’hui un premier film qui ne m’a pas laissé indifférente.

Voici le synopsis proposé par site Pathé Films, distributeur du film:

Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. A bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or.
Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l’équipage en danger de mort. Il veut retrouver la confiance de ses camarades mais sa quête les entraîne dans une situation encore plus dramatique.
Dans le monde de la dissuasion nucléaire et de la désinformation, ils se retrouvent tous pris au piège d’un engrenage incontrôlable.

Comme l’indique cette présentation, le film traite de la Marine National française et de leurs actions de guerre sous-marine. J’avais pu voir la première scène du film pendant le showeb de rentrée en septembre 2018, et elle avait réussi à me tenir en haleine. Nous sommes directement immergés avec les acteurs dans une mission de sauvetage en Syrie. Tout le film va être sur le même ton que cette scène d’ouverture et nous tiens ainsi en haleine jusqu’au bout. Cette pression est ressenti même durant les scènes hors des sous-marins, car chaque détail du scénario est travaillé pour que tout soit parfaitement lié.

Le son du film est aussi très bien travaillé, heureusement vu le contexte du film et les scènes d’actions dues à la guerre nucléaire. Antonin Baudry c’est offert les services de LucasFilms pour nous livrer cette performance sonore. Malgré le fait que le personnage joué par François Civil est un don -donc que lui seul pourrait entendre certains sons- le réalisateur nous offre les mêmes sons pour être au cœur de l’action. Les sons vont être exacerbés aussi dans son quotidien pour que nous puissions comprendre l’étendu de ces capacités.

Bien loin des films de guerre à la Stallone, Antonin Baudry et son casting (François Civil, Omar Sy, Reda Kated, Mathieu Kassovitz et Paula Beer) nous livre un bon film de guerre sous-marine qui sera sûrement apprécié par un large public et par les plus fins connaisseurs.

Alita: Battle Angel

Réalisé par Robert Rodriguez, sorti le 13 février 2019

Adapté du manga Gunnm de Yukito Kishiro.

Robert Rodriguez signe un bon film d’action post-apocalyptique, genre qui semble revenir sur le devant de la scène. Doctor Ido Dyson (Christopher Waltz) cherche des pièce pour réparer des cyborgs dans une décharge et tombe sur celle qu’il nommera Alita, en hommage à sa fille. Alita (Rosa Salazar) se réveille le lendemain avec un nouveau corps et tout à découvrir concernant la ville de Iron City, des personnes qui y vivent et surtout de sa propre identité.

Le découpage manque un peu de fluidité, sûrement car c’est d’abord un manga écrit en plusieurs volumes, qui amènent forcement des ellipses. Le rythme est donc un peu décousu, mais cela n’en reste pas moins un bon blockbuster et un bon film d’action. Les scènes de combats et de poursuites sont bien menées et mettent en valeur les capacités de Alita.

En dehors de cet aspect, l’héroïne est pendant tout le film en quête de son identité et de son destin. Il y a par exemple un dialogue intéressant entre Ido et Alita, concernant l’enveloppe corporelle. Ido va lui dire que peu importe son aspect corporel, ici les membres mécaniques qu’il lui rajoute, se sont surtout ses actes qui la définiront. Ce moment de confession va encore plus appuyer la relation père-fille qu’ont Alita et Ido.

Cette relation va aussi amener la notion d’émancipation familiale, mais surtout féminine. Elle affirme plusieurs fois que c’est elle qui dictera ces propres règles. L’idée d’émancipation au bout de seulement quelques jours montre le problème de sa société. Je considère toujours que ce qui se passe à l’écran et ce qui passe dans notre société est intiment lié, et que les deux se nourrissent. Ainsi, l’envie d’émancipation d’Alita montre bien qu’elle doit encore le faire car le patriarcat est toujours présent. Cela passe par des scènes toutes simples, comme quand Ido lui demande de ne pas sortir la nuit, car il sous-estime ces forces. Certes, cela peut être vu comme une preuve d’amour et de protection, mais c’est encore une fois demander aux femmes de faire attention, mais de ne pas changer la société (si je prends encore la métaphore de notre société actuelle).

Malgré ces détails, Alita est bien le film d’action de cet hiver.

Crédit image: Allociné

My Beautiful Boy

Réalisé par Félix Van Groeningen, sorti le 6 février 2019

Tiré d’une histoire vraie, inspiré des livres de Dave Sheff Beautiful Boy: A Father’s Journey Through His Son’s Addiction et de son fils Nic Sheff Tweak: Growing Up on Methamphetamines. 

Nic Sheff (Timothée Chalamet) est un jeune adulte prometteur, mais qui se drogue depuis déjà quelques années. Il cherche à trouver le bonheur à travers les produits qu’il s’injecte. Il prend notamment de la méthamphétamine. Son père, Dave Sheff (Steve Carell), fait tout pour essayer de le sortir de cette addiction.

Le film est construit par des flash-back qui montrent la relation fusionnelle que Dave et Nic avaient. Ces souvenirs sont à la fois ceux de Dave et aussi ceux de Nic. Ils se souviennent des bons et mauvais moments en ce demandant comment ils ont pu en arriver à cette situation. Sans non-plus avoir des gros plans pour nous tirer les larmes, les plans sont souvent assez serrés quand les personnages sont filmés pour bien cerner leurs sentiments ou leurs pensées. La photographie est simple et belle, et la musique est choisi pour renforcer les souvenirs, les moments d’actions ou/et les sentiments des protagonistes.

Ce film oscille tout du long entre l’espoir et le désespoir. L’espoir renaît quand nous voyons Nic sourire et jouer avec son petit frère et sa petite soeur. Mais le désespoir revient quand il retombe dans la drogue de son plein gré. Nic va lui-même dire à un moment du film:

Je ne suis pas malade, je n’ai pas un cancer. C’est un choix que j’ai fait.

Le désespoir va aussi être du côté de sa famille, qui ne sait plus comment réagir pour le faire sortir de la drogue.

Elle est ici montrée, dans ces effets par exemple, de manière informative et descriptive, plus que pour présenter un spectacle malsain ou une lourde morale. Le réalisateur nous montre les effets libérateurs de la drogue selon le personnage de Nic, mais aussi les effets négatifs comme les maladies, les sauts d’humeurs, l’addiction, et les overdoses.

Timothée Chalemet et Jack Dylan Grazer (Nic jeune adolescent) incarnent très bien la complexité du personnage de Nic, dans un film qui ne vous laissera pas de marbre.

Crédit photographie: Allociné.

Green Book: sur les routes du Sud

Réalisé par Peter Farrelly, sorti le 23 janvier 2019

Hésitant entre ce film et Yao de Phillipe Godeau, j’ai finalement décidé d’aller voir le film réunissant Viggo Mortensen et Mahershala Ali.

Tiré d’une histoire vraie, ce road-movie nous conte l’histoire de Docteur Donald Shirley, un éminent pianiste noir, et Tony Lip, un italien vivant dans le Bronx. Deux mondes se rencontrent au début des années 60 à New-York. Tony devient le chauffeur privée de Don pendant sa tournée dans le sud des États-Unis.

C’est un scénario qui semble être vu: deux personnes issues de communautés et milieux différents qui apprennent à cohabiter malgré eux; pourtant le film le fait avec une vrai sincérité. Les scènes sont tour à tour, drôles et dérangeantes, mais toujours réalistes. Bien que le personnage du pianiste soit assez moralisateur envers Tony, le film ne va pas l’être en lui-même. Il va plutôt montrer les faits, que chacun peut aider l’autre à être meilleur. Leur amitié va être complexe tout du long , ce qui rend de mon point de vu le film proche de la véritable histoire.

Adapter des histoires vraies peut sembler être un pari risqué, mais ce film fait parti de ceux qui nous aident à mieux comprendre l’histoire des États-Unis et notamment comment les personnes de la communauté noire étaient traitées. Il va aussi, par touche, s’étendre sur d’autres sujets, d’autres préjugés de l’époque. Les paysages, la musique, les costumes et les décors renforcent encore l’ambiance du film pour nous donner un bon road-movie qui nous donne le sourire. 

If Beale Street Could Talk

Réalisé par Barry Jenkins, sorti le 30 janvier 2019

Tiré du roman de James Baldwin.

Si Beale Street pouvait parler, elle dirait que Fonny est innocent.

Nous sommes dans les années 70 à Harlem, un couple de jeune afro-américain, Tish et Fonny, cherche un foyer pour vivre leur histoire d’amour. Pourtant, Fonny va être accusé à tord d’un viol atroce et se retrouve en prison. Peu de temps après, Trish se rends compte qu’elle est enceinte.

Entre le moment présent et les flash-back plus ou moins lointain montrant comment leur histoire d’amour c’est construite, le réalisateur Barry Jennins (Moonlight, 2017) exprime la difficulté d’être noir aux États-Unis.

Le film est lent, contemplatif. Pourtant, cela permet de prendre le temps de réellement faire attention aux personnages, de comprendre leurs sentiments, leurs doutes, leurs peurs. La partie du film où Trish va devoir révéler sa grossesse aux familles respectives est longue, mais respectueuse des sentiments de tous les personnages présents. De plus, les scènes au parloir peuvent sembler répétitives, mais soulignent l’amour et l’espoir du couple.

Ce film rends aussi un bel hommage à la famille. Celle de Trish va tout faire pour aider le couple à s’en sortir, par exemple en sortant du territoire pour retrouver la victime du viol, ce qui permettrait innocenter Fonny. De très belles scènes familiales se déroulent sous nos yeux avec les liens qui unissent les soeurs, et Trish et ses parents.

Si vous avez aimé Moonlight ou que vous appréciez les films sincères et pleins d’espoir, je ne peux que vous recommander ce film, qui j’espère recevra un oscar.

 

 

Mes films du mois de novembre 2018

Je suis contente de toujours arriver à caser mes séances cinés, malgré mon travail et la préparation de mon concours. J’ai eu encore un mois bien remplis niveau visionnage, que ce soit au cinéma. J’ai pu aller voir Ralph 2.0 en avant-première, je vais donc pouvoir vous donner mon ressenti.

Ce mois-ci, j’ai pu voir, dans cet ordre : Bohemian Rapsody, Sale temps à l’hôtel El Royal, Les animaux fantastiques: les crimes de Grindelwald, Overlord, Millenium: ce qui ne me tue pas, Le Grinch, Ralph 2.0, Robin des Bois et Casse-Noisette et les Quatre-Royaumes.

Bohemian Rapsody

réalisé par Bryan Singer et sorti le 31 octobre.

Ce film faisait partie de mes attentes pour cette fin d’année, et j’en suis ressortie mitigée. Ce film nous raconte l’ascension de Freddy Mercury et du groupe Queen.

Le film manque de piquant, de rock’and’roll. Tout est très lisse dans la narration et dans les scènes dites de « débauches ». Les problèmes sont vite réglés et à la fin tout le monde s’aime. Connus comme un personnage vraiment déjanté, je trouve que ce côté aurait pu être encore plus poussé quitte à choquer quelques réacs au passage.

Je trouve aussi le film trop lisse dans sa photographie. Nous sentons que ce dernier a été tourné avec les techniques de notre époque. Sans tombé dans le documentaire, j’apprécie quand le réalisateur ou la réalisatrice, de manière générale, reprend le grain d’image de l’époque de l’action. Je trouve que cela rajoute toujours un plus, que cela nous met dans l’ambiance.

En dehors de ces critiques, les scènes de studios, de concerts et les costumes sont très beaux. Déjà amatrice de leur musique les entendre à l’écran est une sensation très agréable. Ainsi, je trouve les scènes de concert sont très bien filmées et rendent hommage au groupe.

Sale temps à l’hôtel El Royal.

Réalisé par Drew Goddard et sortie le 7 novembre 2018

Le film se situe en 1969, dans un hôtel chevauchant la Californie et le Nevada. Plusieurs personnages plus louches les uns que les autres se croisent dans ce lieu refermant lui aussi des secrets.

L’ambiance générale de ce huis-clos est bien maîtrisée, chaque scène nous amène une nouvelle révélation, on se demande où cela va nous mener. Ces scènes sont accompagnées par de très bonnes chansons, soit chantées, soit jouées par un Jukebox ou par une musique hors de l’histoire, pour rajouter une tension supplémentaire.

Une critique que je peux faire est : la multiplication des personnages tous plus intéressants les uns que les autres. En effet, cela empêche de les développer correctement. Le réalisateur à choisi de creuser seulement quelques histoires et cela m’a laissé un peu sur ma fin.

Déjanté et bien rythmes n’hésitez à visionner ce film.

Les animaux fantastiques : les crimes de Grindelwald

Réalisé par David Yates et sorti le 14 novembre.

Quand le premier film de cette saga est sorti, j’étais été un peu déçue. Ce fût au second visionnage où j’ai commencé à vraiment apprécier le film. Je ressens la même chose pour ce deuxième opus. Je pense qu’un deuxième visionnage ne sera pas de trop.

Comme pour le premier film, je trouve que l’intrigue ne tourne pas autour du personnage annoncé. Encore une fois, l’histoire se concentre sur le personnage de Credence (Croyance Bellebosse), et non autour de Grindelwald comme le titre nous le faisait croire. Je suis donc préparée pour la suite de la saga. De plus, certaines révélations sont déroutantes et peu logiques pour moi, mais je sais que cela provoque des débats entre beaucoup de Moldus. Aussi certains personnages sont trop lisses, peu approfondis comme : Nagini, ou le frère de Newt (Norbert). Cela encre le film dans la saga, car je suppose que nous aurons plus d’explication dans les suites, mais ne permet pas au film d’être considéré comme une unité propre.

Pour finir, il y a une comparaison intéressante entre le monde des sorciers et le monde des moldus, avec la monté en puissance du fascisme. Nous sommes en 1927 quand Grindelwald prononce son discours et recrute ses fidèles. Mussolini à déjà pris le pouvoir (il est élu président du conseil en 1922), et Hitler sera nommé Chancelier en 1933. Nous voyons bien à travers les actes et le discours de Grindelwald comment une personne charismatique arrive à inculquer aux gens une idéologie.

Bien que mes critiques soient peu élogieuses face à ce film, il a quand même sa place dans ce qui est maintenant connu comme : The wizarding world.

Overlord

Réalisé par Julius Avery et sorti le 21 novembre

J’ai été voir ce film avant sa sortie officielle en 4DX. Ce fût une bonne expérience surtout pour les scènes d’actions. Pourtant, ce procédé continue à retranscrire le mouvement de caméra ou des personnages même en dehors de l’action pure, ce qui n’a pour moi pas grand intérêt. La séance est cher, mais cela vous garantie une attraction de deux heures en moyenne.

Pour me centrer maintenant sur le film, je dirai que c’est en réalité plus un film d’action qu’un film d’horreur. Je nuancerai quand même en disant que certaines scènes sont assez choquante et peuvent rester longtemps en tête, mais finalement heureusement car le film était vendu comme un film d’horreur, de gore et d’actions.

Le scénario nous prouve que les fantasmes autour des exactions nazies pendant la Seconde Guerre mondiale sont toujours présents. Nous savons que des scientifiques avaient menés des expériences atroces sur des civils et soldats pendant cette guerre, mais la part de mystère continue à nourrir l’imaginaire collectif.

Amateurs et amatrices de cette époque et/ou de films d’actions je vous recommande ce film.

Millénium : ce qui ne me tue pas.

Réalisé par Fede Alvarez et sorti le 14 novembre

Ce film est une adaptation du quatrième Millénium écrit par David Lagercrantz. Je précise car les trois tomes originaux ont été écrit par Stieg Larson décédé en 2007. Je n’ai pas lu ce tome, donc je ne sais pas si les critiques qui vont suivre sont liées au roman ou au scénario.

En effet, je trouve l’intrigue classique et les scènes d’actions auraient pu être encore plus spectaculaires et violentes si nous nous referons aux précédents tomes ou films. Cela vient pour moi d’un problème d’écriture au niveau des personnages féminins.

Concernant Lisbeth Salenders, ces actions violentes envers les hommes maltraitants les femmes sont évoquées seulement dans une scène au début du film, comme pour la raccrocher à son personnage d’origine. Puis le scénario s’éloigne de cette idée, ce qui empêche le personnage de pouvoir vraiment s’exprimer. De plus, Lisbeth est une femme extrêmement intelligente et doté d’une mémoire photographique. Cela va être suggéré pendant les parties d’échec, mais cela ne va pas être utilisé pour le reste de l’histoire

La sœur de Lisbeth, Camilla Salenders, va être parmi les méchants du film. Elle a repris la tête de l’entreprise de son père malgré les horreurs qui lui a fait subir. Le scénario ne lui laisse aucun choix, elle s’est fait maltraitée donc elle devient quelqu’un de méchant. Elle devient celui qui la martyrisé. Il y a aussi aucunes résolutions possibles dans le conflit entre les deux femmes. Les deux ne se comprennent pas, les dialogues du film empêchent Lisbeth d’approfondir son explication et à Camilla de vraiment chercher à comprendre sa sœur.

Pour finir sur les personnages féminins, même si nous la voyons très peu l’écriture du personnage de Erika m’a aussi dérangé. En effet, elle passe pour une femme qui trompe allégrement son mari et tout le monde semble au courant sauf le principal intéressé. Hors il est expliqué dans les romans que c’est un accord entre les trois protagonistes. Une simple ligne de dialogue aurait suffit à rendre cela compréhensible.

Ce film est quand même un bon film d’actions et de poursuite si vous n’êtes pas du genre à vous attarder sur les détails mentionnés plus haut ou que vous n’êtes pas un grand connaisseur de la saga.

Le Grinch

Réalisé par Scott Mosier et Yarrow Cheney et sorti le 28 novembre

Les studios Illumination Entertainment, créateurs de Moi, Moche et Méchant et des Minions, nous propose cette fois-ci une nouvelle adaptation du roman de Theodor Seuss Geisel, mieux connu sous le nom de docteur Seuss. Avec eux, les fêtes de Noël vont revêtir leurs couleurs initiales : le vert. Vert pour le Grinch. Il va être le méchant de l’histoire en voulant voler Noël à Chouville. Ce dernier n’aime pas Noël, car il se sent encore plus seul que d’habitude. Ainsi, nous allons voir en explorant son passé que le Grinch n’est pas méchant par essence, mais à cause de ce qu’il lui est arrivé.

Comme toujours avec ces studios les animations sont très belles avec une multitudes de détails. Ils arrivent très bien à retranscrire l’ambiance de Noël par toutes les lumières de la ville et la neige constamment présente dès que le Grinch sort de sa grotte.

Pour conclure, c’est un bon film de Noël pour toute la famille bourré d’humour. Petits et grands, vous ne regretterez pas le déplacement !

Ralph 2.0

Réalisé par Rich Moore et Phil Johnson.

Ce film sortira le 13 février 2019 en France !

Les cinémas Gaumont-Pathé ont pour habitude de faire des « Grands journées des enfants », où ils passent un classique (Le Livre de la Jungle pour le mois de Novembre 2018) et des avant-premières. Cette fois-ci, ce fût le Grinch dont je parle juste avant et Ralph 2.0, qui est sorti le 21 novembre aux Etats-unis. Je fais donc partie des chanceuses qui ont déjà visionné la suite de Les mondes de Ralph.

Je vous invite à aller le voir en salle quand il sortira au mois de février. C’est une bonne suite qui reste assez fidèle à l’esprit du premier, surtout concernant le caractère et les doutes qui tourmentent les personnages principaux.

Cette fois-ci, Ralph et Vanellope se retrouve non plus dans des jeux d’arcades, mais dans les méandres d’internet. Les nouveaux personnages sont très bons, les choix de scénarios sont intéressants et il y a toujours autant d’humours et de références cachés.

Un film à mettre dans sa liste pour début 2019.

Robin des Bois

Réalisé par Otto Bathurst et sorti le 28 novembre

J’ai été voir ce film par curiosité car j’aime beaucoup la légende de Robin des Bois. Ici, le film est plus une genèse du personnage. Il est expliqué comment il est passé de la noblesse à la clandestinité, et comment les gens du village de Nottingham ont décidé de le suivre.

Ce n’est pas un des meilleurs films que j’ai vu cette année, premièrement à cause des images de synthèses qui servent aux décors du film. Cela donne vraiment un côté jeu vidéo, qui est déroutant au début. Je m’y suis habitué au fur et à mesure, mais je trouve cela dommage de ne pas tourner dans de vrais décors ou au moins de les reconstruire en studio.

Aussi, certains personnages ou révélations ne sont pas assez poussés. Nous sentons qu’ils vont réaliser un deux et veulent nous laisser dans le flou. Encore une fois, je trouve cela dommage car le film ne peut pas être prit pour lui même mais rentrant dans une saga plus ou moins longue.

Mais je suis toujours de cette avis, si vous n’êtes pas regardant sur les détails que je viens de citer, vous aller passer un bon moment devant un film d’action racontant la légende du célèbre Robin Hood.

Casse-Noisette et les Quatre-Royaumes

Réalisé par Lasse Hallström et Joe Johnston et sorti le 28 novembre

Bien que la communication soit surtout autour de leur prochain film Le retour de Mary Poppins (can’t waiiit), les studios Disney avaient décidé de sortir un autre film avant les fêtes. Il reprend à sa sauce la légende de Casse-Noisette, célèbre opéra de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Les vrais se rappelleront de Barbie: Casse-Noisette sorti en 2001. L’ambiance de Noël est bien présente dans ce Disney, que ce soit dans la fête organisée par le parrain de l’héroïne, ou dans la féerie des quatre royaumes.

Ce film ne fait pas partir des meilleurs Disney, mais il n’est pas non plus à mettre de côté. Même si les actions s’enchaînent de manière assez mécaniques et le scénario n’est pas très poussé, surtout au niveau des personnages secondaires, nous avons à l’écran une princesse qui mérite que nous nous attardions.

Clara a perdu sa mère et a du mal à se réjouir en cette veille de Noël. Elle va faire sont deuil tout au long du film et réaliser son voyage initiatique si cher au studio Disney. C’est une jeune fille ingénieuse qui adore la mécanique et les inventions. Elle est aussi intrépide, déterminée et n’a pas peur de se battre. Elle ne va pas hésiter à prendre la tête d’une armée de soldats et se rebeller face aux personnes: adultes et garçons qui lui disent d’abandonner sa quête.

Derrière des faux airs de Narnia et des live-actions Alice aux pays des merveilles, nous avons Princesse Clara qui mérite sa place dans le Panthéon Disney. J’espère continuer à voir des héroïnes fortes dans les prochains Disney pour continuer à rêver.

Crédits photographies: Allociné, et les sites des studios de Production.

Mes films de janvier 2019

Le mois de janvier se termine et vous avez sous les yeux les films que j’ai visionné ce mois-ci. J’ai pu voir de bons films, notamment avec des femmes fortes qui se battent pour leur droit. J’ai aussi pu assister à l’avant-première de Dragon 3.

J’ai pu voir dans l’ordre (l’article est proposé du plus récent au plus ancien): Une Femme d’Exception, Edmond, Les Invisibles, Colette, Glass, Dragon 3, The Hate U Give. 

J’ai écrit cette article au fur et à mesure de mes visionnages, j’espère que ce principe vous à plus !

The Hate U Give:

La haine que l’on donne

Réalisé par George Tillman Jr, sorti le 23 février 2019

The Hate U Give Little Infants Fucks Everybody

La haine que vous transmettez à vos enfants détruit tout le monde.

J’avais pu voir la bande annonce et des extraits assez marquants pendant le « Showeb de Rentrée », en septembre 2018, et ce film faisait parti de mes grosses attentes de ce début d’année. Et ce pas juste car il y a des références à Harry Potter, mais par les messages que le film porte.

Starr est une jeune afro américaine, lors d’un trajet en voiture de nuit qui tourne mal, elle va voir son ami d’enfance Khalil, aussi afro-américain, se faire tuer par un policier. Cet acte va vite être considéré comme une bavure policière sans procès. Starr va se retrouver malgré elle, la voix de son quartier et des afro-américains. J’ai donc encore pu apprécier ce mois-ci le portrait d’une femme forte qui décide de se battre pour la justice des siens.

En plus de bavure policière, le film montre les problèmes de drogues, en lien aussi avec les gangs, et le racisme ordinaire. Pourtant le premier thème ne va pas être abordé de manière classique. Sans pour autant enjoliver le trafic de drogue, le film pointe du doigt les rouages du système américain qui mènent des jeunes à dealer pour s’en sortir. Starr va aussi se battre pour que ne règne plus « la loi du silence » dans son quartier contrôlé par le gang des LordKing.

Le racisme ordinaire se retrouve dans beaucoup de scènes. En effet, ces parents ont décidés de ne plus mettre Starr et ses frères dans leur lycée de quartier, mais dans un établissement élitiste rempli d’adolescents riches et blancs. Nous découvrons rapidement qu’elle a un petit ami blanc, ce qui va lui attirer des regards malveillants dans son lycée. De plus, elle ne se sent pas à sa place dans un lycée où l’appropriation culturelle est flagrante. Par exemple, tous les élèves sont heureux d’aller à la marche en l’honneur de la victime, seulement pour sécher les cours.

Je suis vraiment contente de voir à l’écran de jeunes actrices afro-américaines qui permettent de diversifier le paysage hollywoodien dans des films de qualités. J’espère que ces actrices et ces films feront bouger les consciences en matière d’égalité ethnique  et de féminisme.

Crédit photo: Allociné

Dragon 3: le monde caché

Réalisé par Dean Deblois, en salle le 6 février 2019

C’est avec un bon film que Dreamworks clôt la trilogie « How to train a Dragon ». J’avais déjà beaucoup apprécié les deux premiers et j’avais hâte de voir celui-ci. J’ai donc été à l’avant première du dimanche 27 janvier proposé par le Gaumont Alésia, à Paris.

Malgré un scénario assez classique, le film tient ses promesses et risque de vous émouvoir. Les créateurs ont vraiment fait évoluer physiquement les personnages tout au long de la saga, et arrivent toujours à nous faire rire. Comme c’est aussi un film destiné aux enfants, ils jouent beaucoup sur l’humour de situation plus que sur le langage. Par exemple, une scène où Krokmou se comporte comme un chien en jouant avec la jambe en bois de Harold.

De nouveaux personnages ont été introduit par la série (disponible sur Netflix), et le film nous en présente encore, comme une Fury éclair et un nouveau méchant.

Je mentionnais en scénario assez classique, notamment par rapport aux méchants. Ils veulent exterminer les dragons une bonne fois pour toute et obligent les habitants de l’île Berk à trouver un nouveau refuge. C’est en effet, encore une pensée assez manichéenne, avec d’un côté ceux qui veulent du mal aux dragons et de l’autre ceux qui essayent de les protéger. Une autre ligne scénaristique présente dans le film : Harold cherche désespérément à continuer le travail de son père en trouvant le monde caché des dragons.

Cela va donner lieux à des scènes dans les airs magnifiques avec des détails à faire pâlir plus d’un apprenti en effet-spéciaux.  Rien que la beauté de ces scènes est une raison pour aller voir ce film. Vous passerez aussi un bon moment en famille ou entre amis, je vous le garantie.

Crédit photo et vidéo: Dreamworks, youtube

Glass

Réalisé par Night Shyamalan, sorti le 16 janvier 2019.

Ce film est la suite de Incassable (2000) et Split (2016), réalisé par le même cinéaste que ces deux derniers opus. Les trois personnages principaux, David Dunn (Bruce Willis), Kevin et ses personnalités ( James McAvoy) et Elijah Price (Samuel L. Jackson), se font enfermés dans un hôpital psychiatrique, car la scientifique Ellie Stample ( Sarah Paulson) les considère comme mythomane. Elle pense qu’ils ne peuvent avoir les extraordinaires habilités qu’ils prétendent. Malgré une idée intéressante, le film n’est pas à la hauteur des deux précédents.

J’ai vu seulement des extraits de Incassable, mais j’ai visionné Split au cinéma au moment de sa sortie. J’ai beaucoup apprécié ce dernier, par son ambiance lourde et angoissante et le sujet des multiples personnalités. Ainsi, ce troisième volet manque du rythme et de la folie de son prédécesseur, même les scènes d’actions ne m’ont pas emballée, ce qui est dommage pour un film avec Bruce Willis. En effet, c’est selon moi le personnage joué par James McAvoy qui porte le film et efface les deux autres protagonistes.

Un des point positif du film : il y a toujours autant de références aux comics books. Elles vont justifier les comportements des héros ou la tournure de certains événements. Il y a notamment une scène où Elijah Price dit qu’il ne peut pas y avoir de combat en apothéose, car ils sont seulement dans des « origines story » ( histoire qui nous explique comme le personnage principal est devenu un super-héros).

De plus, le jeu avec les couleurs phares des personnages est toujours présent. Le vert pour David Dune, le violet pour Elijah Price et le beige/ marron ( selon moi) pour Kévin et ses personnalités. Ces couleurs sont notamment présentent à travers les personnages secondaires, qui sont les amis ou membres de la famille des super-héros.

Je n’arrive pas à savoir si ce film était vraiment essentiel, mais il permet de clôturer ce que Night Shyamalan a commencé il y a dix ans, dans une ère cinématographique où les super-héros aux super-pouvoir sont omniprésents.

Crédits photos et vidéo : Allociné et youtube

Colette

Réalisé par Wash Westmoreland, sorti le 16 janvier 2019

1893. Malgré leurs quatorze ans d’écart, Gabrielle Sidonie Colette, jeune fille à l’esprit rebelle, épouse Willy, écrivain aussi égocentrique que séducteur. Grâce à ses relations, elle découvre le milieu artistique parisien qui stimule sa propre créativité. Sachant repérer les talents mieux que quiconque, Willy autorise Colette à écrire – à condition qu’il signe ses romans à sa place. Suite au triomphe de la série des Claudine, il ne tarde d’ailleurs pas à devenir célèbre. Pourtant, tandis que les infidélités de Willy pèsent sur le couple, Colette souffre de plus en plus de ne pas être reconnue pour son œuvre…

(Mars Film)

Ce film nous présente l’histoire de Colette, écrivaine, actrice, mime, danseuse et journaliste. Elle va devenir celle que nous connaissons en s’émancipant de son mari. Comme le résumé nous l’explique, elle va écrire le début de la série de roman Claudine qui rendra son mari célèbre. Mais Collette va vite se rendre compte que son mari est manipulateur, menteur et abusif. Elle va petit à petit se libérer de son emprise par sa sexualité et par son art. Elle se met en couple avec une femme, fait de la danse, du théâtre, et va pour finir le film continuer d’écrire les Claudine avec son patronyme et revendiquer la maternité des autres, (oui, je spoile mais cela me paraît ne pas être surprenant comme fin).

Malheureusement, les détails souvent négliger ne peuvent pas me permettre d’apprécier pleinement le fait de vouloir mettre en avant une grande femme de l’histoire. Cette avis n’engage que moi, mais je trouve cela dommage que soit les américains et les britanniques qui nous content l’histoire d’une française et non une réalisatrice ou un réalisateur français. Cela donnerait peut-être lieu à moins de maladresse ou de déconnexion. Par exemple, tout le monde parle anglais à Paris, mais ils écrivent en français, ce qui donne des scènes assez singulières, ou encore Willy lui offre une boule à neige avec une tour Eiffel alors qu’elle n’est pas encore construite.

Aussi la réalisation n’a rien d’exceptionnel, très descriptive, et qui peut vite ennuyer. La photographie, surtout au niveau de la lumière, ne pas emballée, car tout semble constamment sous exposé. Certaines scènes mériteraient un peu plus de luminosité pour montrer les petits moments de liberté de Colette avant qu’elle ne se défasse définitivement de son mari.

Malgré les défauts que je pointe un peu plus vivement cette fois-ci, je suis contente que des cinéastes se penchent sur les femmes qui ont fait l’histoire. J’espère en voir encore dans les années à venir pour découvrir ou re-découvrir celles qui ont fait avancer nos sociétés.

Crédit photographique: Mars Film

Les Invisibles 

Réalisé par Louis-Julien Petit, sorti le 9 janvier

Quelques mois avant le début du tournage, nous avons lancé un important casting. Je souhaitais tourner avec des actrices non professionnelles pour les rôles de femmes SDF. Nous nous étions fixés d’en trouver une cinquantaine qui avaient connu la rue, des ex-SDF désormais « stabilisées » ou des femmes vivant en foyer d’accueil.

Voici les mots de Louis-Julien Petit que j’ai trouvé dans le dossier de presse concernant le film. Il décide de le réaliser après avoir reçu le livre «  Sur la route des invisibles »  écrit par Claire Lajeunie, suite au documentaire de la même réalisatrice, « Femmes invisibles, survivre dans la rue », sortie en août 2014.

Le film retrace donc l’histoire du centre d’accueil de jour « L’envol » qui est contraint de fermé faute de résultat. Ici résultat s’entend par trop d’argent investie par rapport au nombre de femmes réinsérées. Le film se place du côté des femmes SDF, mais aussi du côté des femmes qui tiennent ce centre d’accueil et qui sont décidées à se battre.

Les femmes s’occupant du centre sont obligées de rentrer en interaction avec des institutions extérieurs. Ces dernières ne portent pas toujours un regard bienveillant sur les situations des femmes accueillis dans à « L’envol ». Ce sont souvent des regards masculins qui ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre ce qui se joue. Il y a des scènes assez marquantes où les SDF et les femmes se font déloger à cinq heures du matin par les CRS.

Une autre scène marquante: quand elles dévoilent le métier qu’elles faisaient avant d’être à la rue. Beaucoup avait des métiers qui ne laissent pas penser qu’une personne peut se retrouver à la rue et sans ressources.

Malgré tous les problèmes que le film soulève, il est aussi pleins d’humours et d’espoirs. La plus part de ces femmes présentent à l’écran veulent s’en sortir et se donnent les moyens pour. Elles doivent bien sûr être aidées, elles n’ont pas toujours les codes pour se réinsérer dans la société. Les femmes qui les accueillent sont là pour leur donner ces codes et les aider à retrouver du travail.

Sans être moralisateur, ce film nous montre que l’entraide semble primordiale quelque soit la situation dans laquelle nous sommes. Le réalisateur et les actrices ne cherchent pas à faire un film tire-larme, mais nous livre une belle performance pour mettre en lumière les conditions des femmes SDF en France.

Crédit images: Allociné.

Edmond 

Réalisé par Alexis Michalik, sorti le 9 janvier.

Avant d’apparaître sur nos écrans de cinéma, Edmond était une pièce de théâtre créée par Alexis Michalik. Elle se joue toujours au théâtre du palais royal et a reçu 5 Molières. Elle raconte l’histoire de l’écrivain Edmond Rostand, joué ici par Thomas Solivérès, qui doit inventer une comédie mais qui est en manque d’inspiration.

Voici un résumé plus fidèle trouvé sur le site Gaumontpresse:

Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de coeur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre :  » Cyrano de Bergerac « 

Le film reflète bien le Paris de la fin du XIXe siècle, dans les décors et l’habillement, et l’univers du théâtre. Cela jusque dans le jeu d’acteur qui s’inspire du théâtre, même dans les scènes de vie quotidienne.

En plus de l’intrigue qui tourne autour de l’écriture de la pièce et des triangles amoureux qui se font et se défont, une des problématique du film est le soutien moral dans le couple. En effet, nous apprenons qu’ Edmond ne trouvait plus l’inspiration, car il ne se sentait plus soutenu et admiré par Rosemonde, sa femme. Il rencontre Jeanne et développe des sentiments particuliers pour elle, car elle va devenir sa muse. Bien sûr Rosemonde va être jalouse de cette relation. Cela souligne donc l’importance de la communication et du soutien au sein d’un couple qui se doit d’aller dans les deux sens.

Le bémol que j’apporterai à ce bon film est: les scènes de « Baisers volés » et de sexe refusé en premier lieu, qui sont encore et toujours là pour faire rire. Je trouve cela dommage, car le film montre bien que l’humour peut se construire d’une autre manière, notamment avec le langage.

Pour finir, ce film est un biopic intéressant et bien mené, qui donne envie de se plonger ou de se replonger dans l’oeuvre d’Edmond Rostand et plus généralement dans le théâtre.

Une femme d’exception

Réalisé par Mimi Leder, sorti le 2 janvier

Ce film porté par Felicity Jones  (Rogue One: A Star Wars Story) et Armie Hammer (Call Me By Your Name), retrace l’ascension de l’avocate de la cours suprême de États-Unis: Ruth Bader Ginsburg.

Ce fût une des première femme a intégré les cours de droits à l’académie de Harvard. Toujours vivante, cette femme c’est battue toute sa vie pour défendre le droit des femmes. Nous la voyons dans le film, d’abord enseigner à l’université puis prendre une affaire de discrimination envers un homme célibataire pour pointer du doigt toutes les lois sexistes présentent dans son pays. Le film ne s’étendra pas plus loin, mais permet de montrer comment son combat a commencé et cela dès les bancs de l’université.

Mon année cinématographique commence donc avec un film féministe, mettant en scène une grande femme du XXe siècle qui a beaucoup apporté au droit américain, notamment en ce battant contre les discriminations sexistes. Les deux acteurs principaux tiennent très bien leur rôle, en interprétant à l’écran un couple unis et tendre. Dans le film, Martin Ginsburg soutient sa femme jusqu’au bout et cela fait du bien de voir ce genre de personnage masculin à l’écran.

En plus de l’ascension de Ruth Ginsburg, le film met en lumière le difficulté d’élever ses enfants entre l’envie de les protéger et nos croyances, ici politique. Nous pouvons voir une relation très forte, entre dispute et grand soutien, entre Ruth et sa fille Jane.

En plus de tous ses éléments, qui je l’espère vous donneront envie de voir le film, la réalisation et la photographie représentent bien les propos de l’œuvre. Je pense, par exemple, à la scène d’introduction où nous voyons l’héroïne rentrant à la fac noyée dans un flot d’homme en costume.

Petit bonus, voici une interview de Félicity Jones et Armie Hammer réalisée par une de mes proches.

Crédits photographiques: Allociné.

Mes films de décembre 2018

Un peu moins de films ce mois-ci, mais de bons films ! Pour cette fin d’année, j’ai vu : Astérix et Le Secret de la Potion Magique, Mortal Engines, Spider Man: new génération, Le retour de Mary Poppins et Miraï ma petite soeur !

Astérix et Le Secret de la Potion Magique

Réalisé par Louis Clichy et Alexandre Astier, sorti le 5 décembre

Pour leur deuxième film sur notre célèbre gaulois ( Le Domaine des Dieux, 2014 ) , les deux réalisateurs frappent fort en nous proposant cette fois-ci une création originale. L’histoire regroupe des éléments de plusieurs histoires d’Astérix, mais n’en reste pas moins intéressante. Panoramix se sent vieillir et veut transmettre le secret de sa fameuse potion magique.

Nous pouvons suivre plusieurs parcours dans ce films, mais il reste accessible pour les plus jeunes. En effet, en même temps qu’ils cherchent un nouveau druide, nos héros doivent faire face à un ancien concurrent de Panoramix, et bien sûr toujours à César qui veut envahir la Gaule.

En plus de l’humour du film et de bons gags, le film se défend par son visuel. J’ai revu Le Domaine des Dieux, et je pouvais observer une évolution entre les deux films, notamment tout ce qui concerne les décors.

Un très bon film pour toute la famille qui enchantera petits et grands.

Mortal Engines

Réalisé par Christian Rivers, sorti le 12 décembre 2018

Le réalisateur de Lovely Bones (2010) et King Kong (2005) revient cette année avec une nouvelle super production produit par Peter Jackson le papa de la saga Seigneurs des Anneaux et du Hobbit.

Ce film est tiré du roman du même nom écrit par Philip Reeve, premier tome de la saga Tom et Hester. Malgré de bonnes idées de scénario, comme les villes qui se déplacent pour survire, ce n’est pas le film qui m’a le plus emballé cette année. En effet, le film est très long et aurait très bien pu être adapté en deux parties pour développer certains éléments comme « La guerre des 60 minutes » qui a anéantit une très grosse partie de la population terrestre.

Une des vertus de ce film est ces effets spéciaux qui vont permettre de créer les décors grandioses de ce film, comme les cités qui se déplacent ou le camps des rebelles qui se trouvent dans le ciel.

Fan des films d’actions au fantasme post-apocalyptique, ce film vaut quand même le détour.

Spider-Man: New Generation

Réalisé par Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman, sorti le 12 décembre

Ce film fait parti de mon top dix des films de 2018 à retrouver ici.

J’avais déjà pu voir les quarante premières minutes du film au Showeb de rentrée, dans une version non terminée, et j’avais déjà été très emballée. Spider-Man fait parti de mes héros de Comics préféré par son humour et son histoire, j’étais donc pressée que le film sorte en salle.

Je n’ai vraiment pas été déçu par le résultat final. Le scénario est vraiment bien pensé avec l’introduction des multiverses, donc de plusieurs spider-man. Il y a d’ailleurs un très bon running gag avec les différentes histoires de ces spider-man. L’humour du film et les gags sont aussi les éléments qui me font apprécier le film.

La chose la plus importante dans le film après l’originalité du scénario est son visuel. C’est un pur moment de bonheur. Les différents graphismes sont magnifiques et donnent du rythme à l’histoire, c’était une très bonne idée de réaliser un spider-man de cette manière.

Que vous soyez un fan de ce personnage ou simplement curieux du résultat, je vous invite vivement à aller voir ce film !

Le retour de Mary Poppins

Réalisé par Rob Marshall, sorti le 19 décembre.

À son annonce je suis restée perplexe, puis je me suis souvenu que plus jeune j’avais lu ce roman écrit par Pamela L. Travers. C’était donc une de mes grosses attentes pour cette fin d’année, et j’ai été enchantée par le résultat. Il fait aussi parti de mon top des films de 2018.

Mary Poppins revient pendant la grande dépression qui frappe l’Europe dans les année 30. Elle va s’occuper des enfants de Mickael Banks qui est proche de perdre sa maison. A travers les enfants, elle va réussir à arranger la situation et redonner leur âme d’enfant à Jeanne et Mickeal.

Mary Poppins est jouée ici par Emily Blunt qui reprend très bien le rôle, originalement joué par Julie Andrew dans le film de 1964. Emily Blunt rend un très bel hommage à Julie Andrew tout en réussissant à imposer sa vision de la célèbre nanny anglaise. Le réalisateur fait plusieurs clins d’oeil plus ou moins subtils au premier, mais arrive à avoir sa part de nouveauté et d’originalité.

Comme dans le premier film, nous avons à l’écran de belles scènes de comédies, de danses et de chants qui restent gravées en mémoire. Comme la scène avec les allumeurs de réverbères ou le spectacle que donne Mary Poppins et Jack dans « le monde du vase ». Il y aussi des scènes vraiment touchantes, notamment quand les enfants évoquent leur mère décédée.

En résumé ce film est Trip a Little Light Fantastic with me…

Miraï, ma petite soeur

Réalisé par Mamoru Hosoda, sorti le 26 décembre

Ce film fût mon dernier film vu au cinéma de l’année 2018, et cela me permet de clore mon année cinématographique en beauté.

Le nouveau film de Mamoru Hosoda (Le garçon et la bête, 2015) narre l’histoire de Kun un petit garçon japonais qui voit apparaître sa petite soeur Miraï. Sa vie de fils unique va être bouleversée par ce petit être.

En plus de superbes dessins propres à l’animation japonaise, ce film nous offre un bel instant de poésie. Le scénario n’est pas très complexe mais il met en lumière des doutes et des questionnements qui peuvent apparaître quand nous fondons une famille.

Grâce aux histoires que Kun se raconte, il va rencontrer la Miraï du futur ( prénom qui signifie avenir) qui va l’aider à retrouver sa place dans sa famille.

Amoureux de l’animation japonaise, je vous recommande ce film qui vous fera chaud au coeur !

Crédit photo: Allociné et Pinterest

Les nouveaux films de Noël Netflix

Voici un petit article sur les films de Noël que j’ai découvert sur Netflix au mois de Novembre. De quoi vous mettre dans l’ambiance et de vous proposer de nouveaux films à regarder pour patienter jusqu’à la bûche. Bien sûr, je vous conseille aussi des classiques comme Love Actually ou Maman, j’ai raté l’avion. Pour une plus longue liste, je vous invite à venir voir ici. De plus, n’hésitez pas à jeter à œil à mon article sur les films de novembre, où je parle de Casse-Noisette et Le Grinch.

Ici, je vais vous parler dans l’ordre de : The Holiday Calendar, La Princesse de Chicago, et Les Chroniques de Noël.

Attention, il y a beaucoup de spoile dans cet article.

The Holiday Calendar

Réalisé par Bradley Walsh et sorti le 2 novembre

C’est l’histoire d’une jeune femme qui rêve d’être photographe, mais elle passe ces journées dans un studio photo à faire des clichés qu’elle n’aime pas. Pendant Thanksgiving son grand-père lui donne un calendrier de l’avent. Ce calendrier va lui faire vivre un mois de décembre inoubliable.

Bien que le film soit porté par des acteurs et actrices noires ou métisses, il ne sort pas de certains stéréotypes. Encore une fois, la jeune femme va être moqué par son petit ami quand elle va parler de ce qui lui arrive. Elle va se rendre compte que ce n’est pas une bonne personne pour elle. De plus, la résolution de son problème ne va pas venir que d’elle, bien sûr elle continue à évoluer dans la photographie, mais c’est son meilleur ami qui lui apporte la solution finale. Enfin, le scénario nous fait comprendre, encore une fois, que l’amitié fille-garçon n’est pas possible.

Mais bien sûr l’ambiance de Noël est là avec l’amour familiale, la magie et l’esprit de partage.

La princesse de Chicago.

Réalisé par Michel Rolh et sorti le 16 novembre

Nous avons à l’écran une bonne performance de Vanessa Hudgens qui incarne les deux personnages principaux dans cette nouvelle comédie de Noël. Une jeune pâtissière part dans le royaume de Belgravia pour une compétition. Là-bas, elle rencontre une noble qui doit se marier au prince de ce royaume. Se ressemblant comme deux gouttes d’eau, la jeune noble demande à la jeune pâtissière d’échanger leur rôle.

Ce scénario me fait penser à la pièce de théâtre  Le jeu de l’amour et du hasard  écrit par Marivaux au début du dix-huitième siècle. La fin du film est donc assez prévisible, même si nous ne connaissons pas la pièce. Voici un résumé tiré de la page wikipédia pour que vous jugiez par vous même :

Le père de Silvia (M. Orgon) souhaite que sa fille épouse le fils d’un de ses vieux amis. Mais Silvia, peu disposée à se marier, obtient de son brave homme de père l’autorisation d’observer, sous le déguisement de sa servante (Lisette), le jeune homme à qui sa famille la destine (Dorante), ignorant que ce dernier a eu la même idée qu’elle. Aussi, l’aventure, divertissante au début, tourne-t-elle au cauchemar pour elle lorsqu’elle se rend compte qu’elle est attirée par le valet, qui lui fait une cour discrète, alors que le comportement de celui qui se présente comme son promis lui fait horreur, d’autant plus que M. Orgon, qui s’amuse de la situation, refuse d’interrompre le jeu.

Un des aspect intéressant du film est que la pâtissière va être aimé par le Prince grâce aux actions qu’elle mène. Il comprend que s’il veut réussir son mariage, il doit comprendre et écouter sa femme, qu’un couple est fait de compromis. De plus, en la laissant s’exprimer il va apprendre à la connaître et à l’aimé. De son côté, elle va tombé amoureuse de lui car elle se sent comprise et acceptée.

Encore une fois, les valeurs de Noël sont là avec la famille, l’amour, le partage et la tolérance.

Les chroniques de Noël

Réalisé par Clay Kaytis et sorti le 22 novembre

Suite à la perte de leur père, un frère et une sœur ont de plus en plus de mal à s’entendre. Mais pendant la nuit de Noël, ils vont devoir s’allier pour rencontrer le Père Noël. Cette nuit va devenir une des plus importante de leur vie.

Ce film me fait beaucoup pensé au film Santa & Cie, réalisé par Alain Chabat, sorti 2017, avec les aventures que le Père Noël traverse dans le monde moderne et le passage dans sa fabrique de jouet . De plus, il ressemble d’avantage aux films que je regardais quand j’étais petite que les deux films ci-dessus, avec les enfants qui vivent des aventures pendant la nuit de Noël et les gags à répétitions. Je pense notamment au film Maman, j’ai raté l’avion de Chris Columbus sorti en 1990, les affiches informations sur l’affiche du film, nous indiques d’ailleurs que les deux films ont été créer par les mêmes personnes. C’est sûrement pour cette raison que Les chroniques de Noël est mon préféré parmi les trois films cités ici.

L’esprit de Noël est toujours présent avec la notion de pardon, la magie de cette nuit comme la scène du Père Noël (Kurt Russel) faisant un concert en prison, et le fait que tout semble possible.

Crédit photographie: Allociné.