Coco

Le dernier né Pixar, réalisé par Lee Unkrich, est sorti en France le 29 novembre 2017, juste avant les fêtes de Noël. Une semaine plus tard soit le mercredi 6 Décembre, le film en était déjà à 948 846 spectateurs, et prend la tête du Box-office, selon le site Première.

Avant de parler de ce film, je vais vous raconter une petite anecdote. Il était normalement prévu qu’un court-métrage sur le personnage d’Olaf, de La Reine des Neiges précède le film. Cela ne s’est pas fait, à cause de protestation de parents, qui considéraient que la séance allait être trop longue pour leurs enfants. Le court-métrage dure vingt-une minutes.

Miguel, un jeune ado mexicain, va fêter “ El día de los Muertos” avec sa famille. Comme beaucoup de Mexicains, il est fan d’Ernesto de la Cruz, qui était un grand musicien. Il fait de la guitare pour l’imiter. Il veut participer au concours de talent de sa ville, mais sa famille ne le voit pas de cette manière. En effet, Coco, l’arrière-grand-mère de Miguel, a été abandonnée par son père musicien. Depuis, la famille ne veut plus entendre parler de musique. Miguel tente quand même de faire le concours et vole la guitare dans le sanctuaire de De la Cruz.

Il va se retrouver dans le monde des morts au moment où il va jouer avec cette guitare. Dans ce monde, il va retrouver sa famille, son idole et Hector, son compagnon d’aventure. Ce dernier tient absolument à retourner dans le monde des vivants en ce jour de festivité. Seul bémol : son portrait n’est sur aucun autel.

Pixar signe encore un très bon film d’animation. Les dessins sont très beaux et les couleurs nous en mettent plein la vue. Même si je ne suis pas une spécialiste, je trouve que les auteurs retranscrivent bien le Mexique et “El día de los Muertos”. Notamment dans les maquillages et les couleurs fluo. Les couleurs de ce film sont chaudes et chatoyantes, sans jamais fatiguer l’oeil.

La palette de couleurs est encore plus impressionnante quand il s’agit des Nahual, animaux esprit, qui sont entièrement réalisé avec des couleurs fluos. Ces Nahual, guident les morts dans leur traversée vers l’autre monde. Ils sont le plus souvent représentés par des chiens ou des jaguars, et peuvent voler.

Pour ce qui est des thèmes abordés, je les trouve encore plus poussés qu’à l’ordinaire. Comme je le disais en introduction, la mort est au cœur du film, mais aussi les problèmes familiaux. Ce sont deux aspects auxquels nous sommes forcément confrontés un jour. Pourtant, grâce à cette tradition mexicaine, la mort n’est pas toujours représentée dans le film comme quelque chose de triste et définitif, à la différence de Bambi ou Le Roi Lion. Au contraire, les Mexicains célèbrent les morts joyeusement avec offrandes et de la nourriture.

Le deuxième thème est celui des conflits familiaux. À cause d’une rupture remontant à plusieurs générations, Miguel ne peut pas faire de la musique. Pour lui, ce n’est pas compréhensible et il n’arrive pas à communiquer avec les membres de sa famille. Par exemple, la grand-mère ne va pas chercher à écouter Miguel et casse la guitare de ce dernier, ou encore l’empêche d’écouter de la musique.

Ainsi, selon moi, en plus de suivre ces rêves, la morale de ce film est qu’avec une meilleure communication et compréhension, beaucoup de problèmes peuvent se régler.

Pour finir mon analyse, je trouve que ce film a un bon scénario. Les rebondissements sont variés et bien trouvés. Bien sûr, comme tous les films Disney-Pixar, il y a plusieurs niveaux de lecture. Si les enfants peuvent y voir un petit garçon qui doit retourner dans le monde des vivants pour aider Hector, en tant qu’adultes, nous pouvons réfléchir aux points que j’ai abordés dans cet article.

Pixar signe encore une fois le film d’animation de Noël. Je pense, qu’il aurait pu aussi avoir sa place pendant les vacances de la Toussaint ou pour Halloween. Cela aurait, selon moi, encore plus renforcer la féerie “Del día de los Muertos”.

Crédits: Allociné, Youtube

« Le redoutable »

Le nouveau film de Michel Hazanavicius est sorti en France le 13 septembre 2017. Ce réalisateur est connu pour avoir réalisé les deux « OSS 117 » avec Jean Dujardin sorti respectivement en 2006 et 2008. Il a aussi réalisé « Le grand détournement, la classe américaine » sorti en 2003. Je trouve que l’humour du film « Le redoutable » ressemble d’ailleurs un peu à celui du film « Le grand détournement ».

Ainsi, « Le redoutable » raconte une partie de la vie de Jean-Luc Godard (interprété par Louis Garrel), réalisateur de la Nouvelle Vague né à Paris en 1930. En 1968 la France et plus particulièrement les étudiants et les ouvriers font leur révolution. Dans ce climat de tension et de fête, Jean Luc Godard questionne son cinéma et veut des changement radicaux. Le film est raconté par sa femme de l’époque Anne Wiazemsky.

Dans ce film, Jean Luc Godard est présenté comme une sorte de génie incompris et perdu dans un monde en changement. J’ai pu voir un Godard réalisateur, révolutionnaire, ami, amant, époux, mais surtout un Godard en perpétuel questionnement sur le monde, son cinéma et lui-même. Il est vaniteux et n’arrive pas à communiquer correctement avec le monde qui l’entoure. Il ne veut pas devenir « un vieux con », mais il l’est déjà pour certains jeunes de Mai 68 et ses amis dans sa manière de voir le monde. Il a besoin de contrôler et d’avoir raison.

N’étant pas une spécialiste de Godard ou de Mai 68, je trouve que le film développe bien le personnage et cette époque. Il y a par exemple, beaucoup de scène de tension dans les amphithéâtre de la Sorbonne ou dans les manifestations dans Paris.

Le grain de l’image et la photographie font une référence certaine aux films des années 60 ainsi qu’à différents de ses films, comme « Le mépris », « La chinoise » ou encore « le petit soldat ». De plus, j’ai beaucoup apprécié ce film, pour sa photographie, mais aussi pour son humour. Ici, il est à la fois décalé et subtil. Il va jouer sur les mots, notamment sur la mise en image de métaphores littéraires. De même, il brise le quatrième mur en prenant le spectateur à partie. Il joue aussi sur les montages vocaux, les acteurs font parler un film muet ou réagissent de manière excessive à un dialogue hors champs.

Voici un lien vers la bande annonce pour que vous puissez apprécier cela par vous même, l’humour et l’ambiance du film.

Dans ce film, Godard n’est pas toujours montré sous son meilleur jour, mais comme le dit la radio au début du film et lui même à la fin de la bande annonce, « ainsi va la vie, à bord du redoutable ».

Crédits: Allociné, Youtube

DUNKERQUE

Attention cet article contient des éléments qui pourraient vous gâcher certaines surprises si vous n’avez pas encore visionné ce film.

Le nouveau film de Christopher Nolan est encore une claque visuelle et émotionnelle. Ce film tant attendu est sorti en France le 20 juillet 2017. Il raconte le retour mouvementé des troupes anglaises pendant que les Allemand les encerclent dans la ville de Dunkerque, pendant le mois de mai 1940. Ce film arrive à se placer premier au box office, en France, le jour de sa sortie, avec 3145 entrées selon le site Allociné. Au box office Américain du 21 au 23 juillet 2017, le film avait déjà remporté 50 500 000 de dollars toujours selon Allociné.

J’ai eu beaucoup de joie à retrouver des acteurs comme Tom Hardy (Inception, Mad Max Fury Road), Cillian Murphy (The Dark Knight Rises) ou encore Kenneth Branagh (Cendrillon, Thor, Harry Potter). J’ai eu aussi une bonne surprise en voyant Harry Styles (ex chanteur des One Direction) jouer de manière plutôt convaincante. Les autres jeunes acteurs me semblent aussi assez prometteurs, comme Fionn Whitehead et Aneurin Barnard.

Tom Hardy 
Kenneth Branagh 
Cillian Murphy
Harry Styles
Aneurin Barnard
Fionn Whitehead

Que dire de ce film. C’est encore une fois un coup de maître que réalise Christopher Nolan. Aussi connu pour avoir réaliser Interstellar, Inception et la trilogie des Batman avec Christian Bale, le réalisateur joue encore une fois avec son sujet de prédilection: le temps.

Il met en place son jeu dès le début du film. Nolan précise la durée estimée de chaque événement. Le premier se rapporte aux soldats anglais qui se trouvent sur la plage de Dunkerque et qui cherchent à tous prix à rentrer chez eux. Cet événement va durer une semaine. Ensuite, nous allons suivre des civils à bord d’un chalutier, leur aventure va durer une journée. En effet, le gouvernement anglais décida de réquisitionner la plus grande flotte possible pour sauver les soldats. Ainsi, les civils ont du participer encore une fois à l’effort de guerre. Enfin, nous suivons un combat aérien qui va durer une heure.

Je me suis demander naïvement si toutes ces histoires allaient rester sans lien entre elles, pour nous montrer comment chaque être humain a participé à cette guerre. Pourtant, il fallait s’en douter Nolan sait où il va et relie toutes ces histoires dans une logique que je pourrais qualifier d’ historique et humaniste.

J’ai été en haleine du début à la fin du film. Les images sont magnifiques. Encore une fois Nolan arrive à sublimer ses décors et trouver de très bons angles de vues, notamment durant les batailles aériennes, où il joue avec le subjectif. Ces points de vue subjectifs sont des éléments en plus pour jouer avec le temps. En effet, nous pouvons voir par les yeux de Tom Hardy, des soldats monter dans un chalutier. Nous saurons plus tard que ce sont les soldats que nous suivons depuis le début, car Nolan rejoue les scènes avec les différents points de vue.

La musique aussi m’a tenu en haleine et joue avec les sentiments des personnages. Nous entendons souvent le tic-tac d’une horloge. Celui-ci se tait brusquement quand le soldat anglais (Fionn Whitehead) s’endort dans le train. Il n’a plus peur, le tic-tac indiquant la tension peut donc s’arrêter.

Ainsi, je recommande ce film, pour le génie de Nolan concernant le scénario et encore une fois les images magnifiques que nous offre le réalisateur.

Teaser:

Source: Allociné, Youtube