La trilogie: High School Musical.

Relive the Magic of High School Musical With These Throwback Photos

Cet article aurait dû sortir plus tôt, mais mon quotidien de jeune professeure des écoles parisienne fut bien chamboulé ces derniers temps. Cela reste une trilogie qui sent bon l’été, et il n’est pas incohérent de publier mon analyse en ce début de vacances scolaires.

La plateforme Disney+ est arrivée pendant le confinement, et qu’elle plaise beaucoup ou peu-j’ai été finalement un peu déçu, mais passons- la plateforme a permis de se replonger dans des vieux films ou ceux de notre jeunesse. C’est donc un peu ému que j’ai revu le film du début de mon adolescence et ces suites. Les deux premiers téléfilms sont sorti sur Disney Channel en 2006, puis 2007 et le dernier film fût projeté en salle de cinéma en 2008. Les trois films ont été réalisés par Kenny Ortega (Hocus Pocus, les films Descendants), qui a notamment travaillé avec Michael Jackson, Gloria Estephan, Cher, Madona, ou encore Elton John. Il est aidé par Peter Barsocchini.

Pour vous contextualiser les films, ils ont été réalisés à la même époque que La vie de Palace de Zac et Cody et Hannah Montana. Soit l’âge d’or de Disney Chanel pour ceux et celle qui sont né comme moi au milieu des années 90, je sais mon avis n’est absolument pas objectif ! Petite anecdote, Miley Cyrus fait un caméo à la fin du deuxième film de la trilogie, regardez bien dans la piscine…

TANT DE NOSTALGIE !!! - DISNEY CHANNEL C'ÉTAIT MIEUX AVANT ! - YouTube

Dans cet article, je vais tenter d’aller un peu plus loin que mon simple souvenir d’adolescente, et d’avoir un regard plus critique sur cette trilogie. À l’époque où est sortie cette trilogie, j’avais entre 11 et 13 ans. Je sais que je la regardais plus pour les personnages masculins que les personnages féminins. Chè.r.e.s lecteur.trice.s, qui n’a jamais craqué.e.s pour Troy et/ou Chad ? Le côté musical m’attirait aussi beaucoup à une époque où je regardais en boucle : Grease, West Side Story, ou encore la Mélodie du Bonheur.

Il y avait bien 6 à 8 ans que je n’avais pas regardé ces films. Avec le recul, je me rends compte que les personnages féminins sont assez effacés. Je trouve que nous voyons plus Chad (Corbin Blue) que Gabriella (Vanessa Hudgens). Même si cela reste une trilogie de film romantique, ils sont aussi une ode à la fraternité et à la masculinité, comme nous le montre les chansons autour du basket ou la chanson « The boy are back », dans le troisième volet. Cette séquence digne d’un vidéo clip est emprunt de nostalgie, mais est aussi pleine d’injonctions sur ce que doit être un homme. Attention, je ne pousse pas à l’extrême, en disant qu’il s’agit de masculinité toxique. Le scénario est écrit pour être centré sur des jeunes adolescents et les interrogations sur la masculinité. Surtout, les masculinités et la masculinité toxique n’étaient pas autant approfondies que maintenant.

Nous ne devons pas oublier que ces films ont été tourné au milieu et à la fin des années 2000, et que nous sommes sur Disney Channel. Un monde d’ado, assez blanc et très hétéro, fantasmé par le puritanisme. Où des adolescents de 17 ans mettent deux films de plus d’une heure trente – soit quasiment un an dans la timeline- pour se pécho et encore cela ne dépasse pas les baisers chastes.

Nous avons surtout dans cette trilogie, l’évolution des personnages masculins. Enfin l’évolution…

Les films évoluent en qualité chorégraphique, mais les seuls personnages qui semblent gagner en maturité sont Troy Bolton (Zac Efron) et Ryan Evans (Lucas Grabeel). Troy se retrouve à devoir choisir entre la notoriété et ses ami.e.s, entre le basket et la scène. C’est à dire entre plusieurs universités dans le dernier volet. Cela donne des chansons et chorégraphies plutôt intéressantes comme « Bet on it » dans le deuxième volet et « Scream » dans le troisième. Ryan Evans va de plus en plus s’affirmer dans son talent de danseur et de chorégraphe, en réalisant par exemple le spectacle dans le dernier film. Il s’émancipe de sa soeur Sherpay (Asheley Tisdale) pour poursuivre ses rêves. Je trouve intéressante cette inversion de rôle, car ici, c’est le personnage masculin qui sert de faire-valoir.

Sharpay Warm Up GIF - Sharpay WarmUp High GIFs

Pour passer à présent aux personnages féminins, je trouve que Sherpay Evans est la plus intéressante. Même si elle reste dans le cliché de la blonde méchante et quelque peu stupide, ressemblant parfois à Paris Hilton ou parfois à Lady Gaga ou Kesha, je trouve que c’est le personnage féminin avec le plus de relief et d’énergie. Ces chansons en solo ou en duo sont hilarante et plus travaillé que les passages de Gabriella. Je pense notamment à « Bop to the top » dans le premier film, « Fabulous » et « humuhumukunukunuapua’a » dans le second et « I want it all » dans le dernier.

Elle fait partie de ces personnages clichés des teen-movies que nous adorons détester, comme Régina George dans Lolita malgré moi. Sherpay est un personnage qui sait ce qu’elle veut dès le début. Elle veut la gloire, chanter, être sur scène, en faire carrière. Ah oui, sortir avec le mec le plus populaire, ici Troy Bolton, pour être élu reine du bal. Pour résumer, pleins d’aspects souvent plébiscités chez les hommes. Ils doivent avoir de l’ambition et surtout écraser la concurrence par tous les moyens. Ce qui peut mettre dans la tête des jeunes filles que si tu donnes tout pour y arriver, tu devras forcement faire ou dire des choses méchantes, devenir une mauvaise personne.

Regina George GIF - RachelMcAdams Blonde Kiss GIFs

Je ne dis pas que les autres personnages féminins du film n’ont pas de caractères ou d’ambitions, bien au contraire. Je pense par exemple à Kelsi (Olesya Rulin) la pianiste, Martha (Kaysee Stron) qui rêve de danser et la superbe madame Darbus (Alyson Reed), qui est leur professeur de théâtre pendant les trois volets. Mais le scénario se fait beaucoup plus discret sur leurs succès. Il va rester trois secondes chronos sur la victoire du club de Science de Gabriella et Taylor (Monique Coleman) font partie, mais les Wilds Cats sont célébrés en chanson pendant toute la trilogie.

Pour rester sur le personnage de Gabriella, même si c’est un petit génie comme il est dit, et qu’il est notable de la présenter dans un club de science, elle va quand même à l’université qui lui est assigné par sa mère dès la naissance. Elle ira à Standfort faire du droit. Je conçois que le droit reste un milieu assez masculin. Il aurait été plaisant de la laisser hésiter avec une fac scientifique, dans une socité, qui encore plus à l’époque, où les jeunes filles sont peu poussées vers ces carrières. Gabriella a aussi peu de relief, de mon point de vu, si je l’a compare par exemple à Sherpay ou madame Darbus. Un des seuls moments où Gabriella semble se réveiller et prendre une décision, est quand elle décide de rester encore un an dans leur ville pour rester proche de Troy. Ce qui donne l’impression qu’elle cherche la facilité. J’admets que le cas des étudiant.e.s et couples qui se forment au lycée aux Etats-Unis est plus compliqué. Les facs sont souvent à des milliers de kilomètres l’une de l’autre, je peux donc quand même comprendre un peu son hésitation. C’est Troy qui l’a fait changé d’avis, dans ce que je pourrai qualifier de geste le plus féministe du film. Il demande d’accomplir ses rêves, même si je dirai le destin qui lui a été tracé, et d’aller dans cette fac. Cela va d’ailleurs tourner aux désavantages de Troy, car elle ne va plus vouloir revenir ensuite. C’est aussi Troy qui va changer ses plans d’avenir en choisissant d’être dans une université plus proche de celle de Gabriella. Enfin aussi, parce qu’elle allie le Basket et les Arts.

Malgré cette fin de troisième volet plutôt à l’avantage de Gabriella, je trouve qu’elle est souvent utilisée comme faire -valoir, un détail pour pimenter la vie de Troy. Les films tournent essentiellement autour de lui, et selon moi le second personnage du film est Sherpay et non pas Gabriella. Je trouve que cette dernière est juste un prétexte pour déclencher la passion de Troy pour la scène et de le faire douter.

Je suis assez dur avec les personnages féminins, mais malheureusement le scénario ne leur laisse pas beaucoup de place. Je pense par exemple aux mères des personnages qui apparaissent peu et dans des scènes pas toujours flatteuses. De manière générale, les personnages féminins de la trilogie sont peu ou mal écrit, ou sont des clichés ambulants -les hommes aussi, je sais- qui ne poussent pas les femmes à vouloir se dépasser.

Malgré mes critiques et analyses, j’ai été contente de me replonger dans cette trilogie. Je me suis rendu compte que certaines scènes ou airs étaient toujours dans un coin de ma tête. C’est aussi un bon témoignage du type de film qui pouvaient être produit dans les années 2000 aux États-Unis. Je précise le lieu, car en 2007, année du second volet, sortait la série Skins, de Jamie Brittain et Bryan Elsley, tournée et produite en Angleterre avec un casting anglais. C’est une série beaucoup plus sombre sur le quotidien des adolescents et avec des personnages féminins plus complexes. La série Sex Education -moins trash certes, mais dans la même idée- pourrait en être sa petite soeur.

Si vous aimez l’ambiance lycée, romance et comédie musicale, je ne peux que vous conseiller de voir ou revoir la série Glee, diffusée un an après le dernier High School Musical. Bien qu’il y ait des défauts de traitements de certains sujets et que beaucoup de scandales viennent entacher cette série, elle aborde des sujets importants, comme la grossesse chez les adolescentes, la mort et l’adoption dès la première saison. Même si la dernière saison est celle de trop, les personnages évoluent au fil de la série, chose qui -encore une fois- est peu visible dans la trilogie High School Musical. Toutes les séries sont disponibles sur Netflix, et une série High School Musical est disponible sur Disney +, mais je ne l’ai pas encore regardée.

Glee

Je clos cet article en vous conseillant dans regarder la vidéo de Zoétrope (lien à la fin de l’article) sur les teen movies, qui donnent énormément d’explications claires sur ce genre. J’espère que cette analyse vous a plus et qu’elle n’a pas trop cassé de mythe !

N’hésitez pas à me laisser un commentaire ou à me suivre sur les réseaux @cinemaetquotidien.

Bonne fin de semaine !

Un trailer bien moche dans la qualité de l’image, pas du tout officiel je pense, mais qui donne un bon aperçu du film, à la différence d’autres trailers.

Vidéos: Zoetrope, puis les bandes annonces des trois films. Toutes les vidéos de cet article viennent de youtube. Images: la photo de Disney Channel vient d’une miniature d’une vidéo youtube « tant de nostalgie!!!- Disney Channel, c’était mieux avant ! Les Gifts viennent de Tenor.

Vidéo Youtube

 
Première apparition sur la chaine de Aurelsweg ! Nous débattons sur quelques questions Disnéennes dans une longue vidéo ! Prenez vos chips ou votre thé glacé et laissez vous portez ! N’hésitez pas à laisser vos commentaires bienveillants et constructifs sous la vidéo !

 

Toy Story 4

Réalisé par Josh Cooley, en salle le 26 juin 2019.

Est-ce que j’ai pensé que ce quatrième volet n’était pas nécessaire ? Oui ! Est-ce que je l’ai trouvé réussis et intéressant ? Oui ! Si vous aimez qu’un tant soit peu cette saga, je vous conseille de courir en salle à sa sortie, mercredi 26 juin 2019. Cela tombe bien nous serons en pleine canicule et les salles de cinéma sont très souvent ventilées. Je vais vous donner mon avis sur ce film en essayant de ne pas trop vous spoiler. Je précise que j’ai été le voir en français pour une fois, et non en VO. Je suis née la même année que la sortie du premier – ça claque hein- et je suis donc habitué aux voix françaises. Le doublage des nouveaux personnages est aussi très bons !

Comme à mon habitude, je vous inclus un résumé du film (allociné) :

Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Forky un nouveau jouet qui ne veut pas en être un dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis. Le cowboy va découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet…

Pour moi et pour d’autres, la fin du troisième était suffisante, avec une belle fin logique et émouvante. Cela abordait déjà le passage à l’âge adulte, avec Andy qui rentre à l’université et donne ces jouets à Bonnie. Elle avait déjà rencontré Woody un peu plus tôt dans ce troisième film. Ce quatrième volet continue dans cette idée, mais en mettant sur le devant de la scène l’amitié et l’ amour qui évoluent lorsque nous grandissons. C’est une situation dans laquelle se trouvent les personnages pendant ce film.

Ils se questionnent aussi plus profondément sur ce que signifie : être un jouet pour enfant. Quels sont les critères qui peuvent aider à être, oui ou non, considéré comme un jouet. Les personnages n’ont pas tous la même définition, ce qui donne des belles scènes de dialogues et d’actions.

Pour rester avec les personnages, chaque film en apporte de nouveaux, surtout chez les jouets. Nous avons ici le retour de Bo la bergère et ses brebis BE-BOP-LOULA, mais aussi Fourchette, Gaby Gaby, Duke Kaboum, les inséparables Ducky et Bunny et j’en passe. Ils amènent tous des éléments importants pour le dénouement de l’histoire, et encore une fois des réflexions sur ce qu’est être un jouet. Les anciens personnages sont moins présents, mais ils ne sont pas pour autant oubliés, comme Buzz l’éclair et Jessie qui ont de bonnes scènes d’actions ou qui aident les autres personnages.

Les personnages féminins sont de mieux en mieux écrits, notamment avec BO et Gaby Gaby qui ont chacune une personnalité différente, et qui contrastent aussi avec les autres jouets féminins. Elles font toutes preuves de courages dans différents domaines, et sont prêtes à s’aider malgré leurs différents. Je suis contente d’avoir à l’écran des personnages féminins principaux et secondaires qui sont là pour faire avancer les actions et non pas juste rajouter une présence féminine pour des héros masculins.

Enfin, le scénario est porté par une image de synthèse qui challenge les prochains films d’animations. En effet, sortir des maisons et de l’école implique de nouvelles couleurs, de nouvelles ambiances et textures. Le fait de se retrouver dans un magasin d’occasions avec des poupées de cires et non de plastiques par exemple, demande déjà d’autres techniques d’animations, sauf si des experts me disent le contraire. Les lumières dites artificielles – venant d’ampoules- sont aussi très importantes notamment pour retranscrire l’ambiance nocturne de la fête foraine, comme vous pouvez le voir sur l’affiche en début d’article.

Pour finir, ma passion pour les films Disney-Pixar m’a donc poussé à aller voir ce film, qui passait en avant première dans les Gaumont-Pathé pour leur « Grande journée des enfants ». J’en ressort contente, car encore une fois le scénario et les traitements des personnages sont bons. Cela finit sur une fin émouvante et ouverte, qui donne de l’espoir pour tous nos personnages. Maintenant, que j’ai pu visionner ce bijou d’animation, j’attends de voir la nouvelle version du Roi Lion.

En attendant, on se retrouve « Vers l’infini et au delà ».

 

Crédit: allociné, youtube.

Mes films d’avril 2019

L’adieu à la nuit

Réalisé par André Téchiné et sorti le 24 avril 2019.

Après « Nos années folles » (2017) et « Quand on a 17 ans » (2016), André Téchiné nous livre un film sur une jeunesse ne trouvant pas sa place dans la société française de 2015.

Muriel est folle de joie de voir Alex, son petit-fils, qui vient passer quelques jours chez elle avant de partir vivre au Canada. Intriguée par son comportement, elle découvre bientôt qu’il lui a menti. Alex se prépare à une autre vie. Muriel, bouleversée, doit réagir très vite…

Tel est le synopsis de ce film trouvé sur le site Ad Vitam distribution. Catherine Deneuve se retrouve de nouveau cantonnée à un rôle de mamie perdue. En effet, Alex (Kacey Mottet Klein) décide de partir faire le djihad en Syrie avec sa petite amie Lila (Oulaya Amamra) et Bilal (Stéphane Bak). Ces derniers l’ont fait se convertir à l’Islam.

Le scénario part avec une idée actuelle et importante à mes yeux. Comment empêcher des jeunes de tomber dans un Islam qui les fera tuer en Syrie. Muriel rencontre notamment un homme, maintenant père, qui a combattue en Syrie au côté de l’armée islamiste. Il lui dit qu’il était un jeune homme banal, qui lisait des mangas, jouait aux jeux vidéos et au foot avec ses potes. Pourtant, il ne se retrouvait pas dans les idéals de la société française. Il dit  » la France m’ennuyait ».

Nous pouvons donc voir dans la décision de Alex, une manière de se construire, de faire quelque chose de sa vie. Nous comprenons au fil de l’histoire qu’il est orphelin, sa mère est morte et son père tout comme pour lui. Il a aussi raté le concours d’entrée en école de médecine et ne sait pas quoi faire de sa vie. Il se retrouve donc dans un moment de faiblesse, ce que doivent chercher les recruteurs du djihad. Ces aspects du personnage sont intéressants, car ils ne rentrent pas dans les clichés habituels du jeune homme d’origine maghrébine vivant dans une cité au fin fond de la Seine-Saint-Denis.

Certes, sa grand-mère semble être pied-noir, mais nous n’en savons pas vraiment plus. Cela donne quand même un passage du film intéressant, deux manières de vivre la religion. Pendant qu’ Alex, Lila et Bilal font une cérémonie religieuse, la jeune fille apprend le destin qui l’attend en Syrie. Celui d’une femme soumise, avec plusieurs maris et vivant enfermée. En parallèle, la famille de Youssef, ami de Muriel, célèbre la victoire à une course hippique de son fils. Une jeune fille se met librement à danser comme Sia en brassière autour de la table. Je dis deux manières de vivre la religion, car Youssef dit un peu plus tard qu’il est lui même musulman. Il est en train de célébrer sa famille, sa vie et laisse sa petite fille, sa belle-fille et son amie s’exprimer oralement et corporellement.

Encore une fois, le scénario part d’une bonne idée. Pourtant, le film n’est pas aussi réussi que je l’attendais. Le rythme est très lent, et les personnages, mis à part celui de Lila, semblent réciter leur texte sans grande émotion. Catherine Deneuve a un personnage assez mou qui ne réagit pas, dès le début du film, quand son petit fils se comporte mal avec elle. Il lui parle à peine, s’énerve vite et l’évite. Pour finir, le film aurait mérité bien trente minutes en plus, permettant de comprendre les actions de la justice envers les jeunes qui tentent de faire le djihad.

Un autre film Le jeune Ahmed semble parler du même sujet. Il est réalisé par les frères Dardenne et se retrouve en compétition du festival de Cannes cette année pour gagner la palme d’or. Il sera en salle le 22 mai 2019.

Crédit image: Allociné

Crédit vidéo: youtube

Avengers: End Game

Réalisé par Joe et Anthony Russo, et sorti le 24 avril 2019. 

Pour comprendre et apprécier ce film, je vous conseille vivement d’avoir au moins vu Avengers: Infinity War (2018), sinon le film va être très long. En parlant de temps de visionnage, le film dure 3 heures. La bande-annonce prévoyait un film de folie et pourtant j’ai été un peu déçue.

Voici un résumé trouvé sur le site de The Walt Disney Compagny France:

Dans AVENGERS : ENDGAME, on retrouve les Avengers après leur défaite face à Thanos, le super-vilain qui, après avoir réuni les six pierres d’Infinité, a imposé sa volonté à toute l’humanité et exterminé au hasard la moitié de la population mondiale, dont de nombreux super-héros. Au lendemain de la défaite, les Avengers restants sont confrontés à la plus grande de toutes leurs épreuves : trouver en eux-mêmes la force de se relever et découvrir le moyen de vaincre Thanos une fois pour toutes.

C’est à partir d’ici que je commence à spoiler si vous n’avez pas vu le film. 

Je ne prétend pas être scénariste, mais je trouve que le voyage dans le temps était une solution de facilité. Il y a d’ailleurs une scène où certains Avengers citent le nombre de films qui tournent autour de ce principe. Le groupe décide de créer une machine à remonter le temps pour récupérer les différentes pierres de l’infinie avant Thanos. Nous nous retrouvons donc comme dans le film précédent à suivre plusieurs time-lines, car tous les personnages ne vont pas ensemble à la même époque. Ainsi, nous voyons de nouveau des scènes des précédents films. Cela peut-être un hommage au reste de la saga qui a commencé avec le premier Iron Man en 2008, mais je trouve que cela manque d’originalité. Puis, encore une fois, nous avons un mélange de tons – comique, sérieux, tragique-  et de lieux qui peut rendre un peu confuse la progression du film.

De plus, cela ne permet pas à toutes les histoires d’être développées. Nous avons bien Iron Man qui est maintenant papa et qui craint pour son avenir, et Nebula qui se retrouve dédoublée et qui doit se battre conter Thanos, mais les autres personnages sont traités assez rapidement. Au contraire, certaines scènes auraient le mérite d’être raccourcis. Les réalisateurs ont décidés de placer l’action du film cinq ans après les événements avec Thanos. Je me demande pourquoi les scénaristes et les frères Russo ont voulu faire une ellipse de cinq ans, au lieu de placer l’action directement après la disparition de la moitié de la population.

Peut-être est-ce pour rajouter des moments tirent-larme, déjà assez nombreux dans le film. Nous savons que c’est la fin d’une ère dans l’univers Marvel, et la réalisation nous le fait bien sentir. Notamment certains moments de discussions entre les personnages, ou la mort de Black Widow ou de Tony Stark. Certes, la mort d’un personnage est toujours triste, mais il est possible de la traiter avec moins de lourdeur.

Enfin, je trouve cela vraiment dommage que Captain Marvel soit quasiment inexistante. Je pensais vraiment qu’elle allait avoir plus d’apparition à l’écran. C’est aussi ça le soucis quand nous avons trop de personnage à faire évoluer en peu de temps. Le film dure trois heures, mais pour qu’un personnage parmi tant d’autres évolue correctement il faut encore plus de temps.

Vous l’auriez compris je n’ai pas été emballée par cette fin de saga Avengers. je vous l’accorde il reste beaucoup de personnages intéressants dans ce groupe qui peuvent faire de bon sujet de films ou des suites.  Disney et Marvel nous promettent déjà d’autres films comme Spider-man: Far from home, prévu pour le 3 juillet 2019 ou la suite de Docteur Strange qui n’a pas encore de date de sortie.

J’espère que vous avez mieux apprécié le film que moi, et pour ceux qui ont lu mon article sans avoir vu le film, je vous laisse avec la bande annonce.

Crédit image: Allociné

Crédit vidéo: Youtube

Mon inconnue

Réalisé par Hugo Gelin et sorti le 3 avril 2019.

Olivia (Joséphine Japy) et Raphaël (François Civil) se rencontrent par hasard au lycée. Elle s’exerce à devenir pianiste et lui cherche à écrire un roman de science fiction. C’est le coup de foudre et ils sont très amoureux pendant dix ans. Du jour au lendemain, Raphaël se réveille dans la vie qu’il aurait pu avoir s’il n’avait pas rencontré Olivia. Une vie « moyenne » par rapport à sa carrière d’écrivain, alors que Olivia est devenue une grande star du piano. Il va faire en sorte qu’elle retombe amoureuse de lui pour qu’ils retrouvent leurs anciennes vies.

Hugo Gélin nous conte leur histoire dans l’ordre chronologique. Il ne cherche pas à insérer de long flash-back explicatif quand Raphaël change de dimension temporelle. Je trouve cela plutôt bien choisi, car même si j’aime ce procédé cinématographique, je le trouve un peu trop présent ces derniers temps, ce qui lui fait perdre de son originalité. Le réalisateur nous présente donc Joséphine Japy et François Civil grimés en lycéen.ne passionné.e par leur art et qui tombent éperdument amoureux. Nous avons ensuite une série de courtes scènes s’enchaînant qui nous montre leurs parcours amoureux et de carrières, pour arriver au moment où Raphaël va changer de dimension temporelle.

L’intrigue du film à ses originalités mais n’est fondamentalement pas nouvelle. Un homme qui recherche à tout pris à reconquérir une femme est un scénario déjà vu et revu. J’avais peur de retomber dans la lourdeur du harcèlement et du stalkage. Sur ce sujet, je vous conseille d’écouter le podcast de Thomas Messias, Mansplaining épisode 7: Stalker ou séduire, il faut choisir.  Il parle assez justement de ce sujet à travers plusieurs films cultes. Je vous conseille aussi ces autres épisodes touchants à la masculinité dans le cinéma, sujet qui est assez proche de Mon Inconnue.

Pourtant, le film arrive à laisser de côté ses clichés et nous livre une belle histoire d’amour. Certes, Raphaël est très présent au près d’Olivia et de sa famille, mais il arrive à comprendre le non, et semble accepter de s’adapter au rythme d’Olivia. Il est plusieurs fois à deux doigts de tout arrêter. Cette réalisation est réussie aussi grâce aux personnages secondaires qui viennent rajouter un peu de piquant dans cette comédie romantique déjà drôle. Je pense notamment au personnage de Mélanie (Camille Lelouche) qui est censée être la petite amie/plan cul de Raphaël -selon le point de vu- dans sa nouvelle vie et Félix (Benjamin Laverhne) le meilleur ami du personnage principal dans sa vrai vie et dans sa nouvelle vie. Félix joue un personnage à la fois fou et légèrement dépressif, qui met souvent Raphaël dans des situations gênantes, tout en l’aidant grandement.

Je ne vous dévoile pas plus de ce film qui mérite d’être vu pour son scénario, son humour, sa folie et aussi ses très beaux morceaux de pianos.

Crédit photo: Allociné

Crédit audio: Soundcloud

Crédit vidéo: Youtube

La lutte des classes

Réalisé par Michel Leclerc et sorti le 3 avril 2019.

École publique ou école privée ? C’est une question que tous les parents se sont sûrement un jour posée. C’est aussi la question que se pose Sophia (Leila Bekhti) et Paul (Edouard Baer). Après Télé gaucho en 2011 et Le nom des gens en 2010, Michel Leclerc nous offre un nouveau film sur les clivages idéologiques de la société française.

Paul et Sophia déménagent à Bagnolet dans un petit pavillon, au pied des tours où Sophia à grandit. Cinq ans plus tard, un élève est gravement blessé par un autre dans l’école de leur fils et beaucoup de parents aisés retirent leurs enfants de l’établissement. Paul et Sophia commencent à craindre pour la sécurité de leur fils. En voulant le protéger et faire évoluer les choses, ils ne font qu’empirer les situations.

Le film porte bien son nom. L’école est en effet un endroit où les différentes classes sociales sont assez flagrantes, surtout en proche banlieue parisienne. Les écarts se creusent encore plus dans le même quartier, quand les parents aisés retirent les enfants de l’école de secteur pour les mettre dans une école privée catholique. Il est notable que tous les parents qui ont ce geste sont « blancs ».

Le scénario évoque le regard que les parents peuvent se porter entre eux, concernant la manière dont ils élèvent leurs enfants respectifs. Aussi, il tourne autour du ressenti des parents. Sophia et Paul se demandent ce qu’ils doivent faire pour leur fils, s’ils ont raisons de vouloir le changer d’école ou non. Le dilemme est d’autant plus dure pour Sophia d’origine maghrébine, qui a fait toute sa scolarité à Bagnolet et qui a réussi à devenir avocate réputée. Paul, ancien Punk, se veut contre la société et large d’esprit, mais plus le film avance plus il sort des préjugés, et nous pouvons nous rendre compte qu’il a un gros problème avec la religion. Ces clivages vont mener le couple au bord de la rupture.

Je trouve ce film intéressant car il expose, au sein d’un couple pensant être soudé, les divergences d’opinions sur des sujets importants comme l’éducation et la religion. De plus, sans faire l’apologie de l’école public, le réalisateur montre qu’il faut lui faire confiance et qu’il faut surtout faire confiance à son enfant. En cherchant à tout prix le meilleur, il est possible de passer à côté de ce que l’enfant veut vraiment.

Crédit image: allociné

Crédit vidéo: youtube

Shazam!

Réalisé par David F.Sandberg et sorti le 3 avril 2019.

Après Aquaman, la licence DC s’attaque au personnage de Shazam. Ce film me fait penser à un Marvel du milieu des années 2000 dans ces monstres et son scénario.

Voici le résumé du film sur le site allociné:

On a tous un super-héros qui sommeille au fond de soi… il faut juste un peu de magie pour le réveiller. Pour Billy Batson, gamin débrouillard de 14 ans placé dans une famille d’accueil, il suffit de crier « Shazam ! » pour se transformer en super-héros.
Ado dans un corps d’adulte sculpté à la perfection, Shazam s’éclate avec ses tout nouveaux superpouvoirs. Est-il capable de voler ? De voir à travers n’importe quel type de matière ? De faire jaillir la foudre de ses mains ? Et de sauter son examen de sciences sociales ? Shazam repousse les limites de ses facultés avec l’insouciance d’un enfant. Mais il lui faudra maîtriser rapidement ses pouvoirs pour combattre les forces des ténèbres du Dr Thaddeus Sivana…

Ainsi, Billy Batson se retrouve malgré lui avec des super pouvoir. Dr Thaddeus Sivana est le premier enfant du film à être appelé par le grand sage, mais il n’avait pas été jugé digne. Il y retourne plus tard pour invoquer les monstres des sept péchés capitaux et se venger. Nous avons donc des scènes de combat avec des monstres puissants, mais dont le design n’est pas fantastique. De plus, même si les studios Warner Bros commencent à faire des efforts sur les effets spéciaux, les scènes de nuits sont souvent sous exposées et très peu agréables à regarder. Les scènes de combats restent assez classiques malgré les pouvoirs du héros.

Concernant le scénario, le film cherche à redéfinir la notion de la famille. Bill Baxter à un lourd passé avec sa mère, est passé de famille d’accueil en famille d’accueil, et à bien du mal à faire confiance aux adultes ou à quelqu’un en général. De plus, le scénario veut aussi montrer les travers la célébrité soudaine, avec le passage où Bill en version Shazam n’en fait qu’à sa tête. Ainsi, pour arriver à vaincre le méchant, il va devoir faire confiance aux autres, comme dans beaucoup de films de super-héros.

Malgré ses approches un peu intéressante du scénario, les film DC n’arrive toujours pas à me procurer le même plaisir que les films Marvel. J’espère que le prochain Wonder Woman me laissera moins indifférente !

Crédit photo: Allociné

Crédit vidéo: Youtube